Siemens délocalise en Europe de l'Est

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L'heure est à l'optimisation chez Siemens. Après les plans de restructuration annoncés cette année, le conglomérat allemand s'apprête à délocaliser une partie de sa main d'oeuvre en Europe de l'Est. C'est ce qu'a annoncé le directeur financier du groupe au Financial Times Deutschland. Le groupe veut profiter de l'élargissement de l'Union européenne et des coûts salariaux moins élevés dans certains pays adhérents. Siemens prévoit donc de délocaliser jusqu'à 10.000 postes ces prochaines années, soit un tiers des effectifs de la division de développement de logiciels. "Nous rencontrons là-bas des salariés exceptionnels, dotés d'une formation excellente", indique Johannes Feldmayer, le directeur financier, ajoutant que le groupe ne fait ainsi que suivre l'exemple de ses concurrents. En novembre dernier déjà, Siemens disait vouloir procéder à des délocalisations, en réaction aux projets de réforme du gouvernement. Ainsi, Epcos a prévu de délocaliser 800 emplois d'ici 2005, notamment en Asie. De son côté, la Deutsche Bank envisagerait de transférer ou de sous-traiter 5.500 emplois dans les technologies de l'information. En terme de réduction de coûts, Siemens a déjà mis en place un certain nombres de mesures cette année. Dernière annonce en date, le groupe a dit en septembre dernier qu'il supprimerait entre 10 et 15% de sa division Energie (PG) après la reprise de l'activité turbines d'Alstom. Cet été, le groupe avait annoncé un plan de restructuration qui doit s'étaler jusqu'à la fin 2004. Cette fois, c'est la branche téléphonie et infrastructures mobiles qui est concernée, ICM. 2.300 emplois doivent être supprimés dont 500 en Allemagne.

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