Sony veut lancer un service de téléchargement de films

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C'est désormais chose acquise. Pour lutter contre les pirates, il est important d'utiliser les mêmes armes qu'eux. Les majors du disque commencent à le comprendre, même s'il est tard. Au tour des studios de cinéma d'en prendre leur parti. C'est dans cet esprit que Sony a déclaré qu'il prévoyait de lancer un service de téléchargement de films l'an prochain. Pour l'instant, les travaux commencent à peine, même si les réflexions étaient déjà en cours. Sony vise le public japonais et européen. "Nous sommes à la recherche d'un nouveau type de service. Nous sommes en train d'examiner la façon de le concevoir et le modèle économique pour être rentable", a déclaré Masayuki Nozoe, le chef du département services de contenu et solutions de réseaux du groupe. Nommé à ce poste en 2000, Masayuki Nozoe oeuvrait auparavant au sein de la division musique des Etats-Unis. En lui octroyant une promotion, Sony l'a donc chargé de trouver de nouvelles formes de distribution afin d'endiguer le piratage. Sony Pictures a généré une perte de 4,6 milliards de yens au deuxième trimestre clos fin septembre. "Les canaux de distribution traditionnels sont amenés à se contracter", a renchéri un analyste interrogé par Reuters. Concernant la distribution numérique, "la clef réside dans le cryptage et dans la sécurité", a-t-il également déclaré.Aux Etats-Unis, les projets sont plus avancés. Sony, en compagnie de Warner Studios, Universal Studios, Paramount et Viacom, est impliqué dans Movielink, une société de téléchargement de films. Conforté par l'expérience d'Apple et par la concurrence qui s'aiguise, le groupe s'apprête aussi à lancer un service de musique en ligne l'année prochaine. Il sera logé dans une joint-venture également détenue par Sharp, Kenwood et Pioneer.

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