Bertelsmann en discussions avec Warner, EMI et Sony

 |  | 397 mots
Lecture 2 min.
On ne peut pas dire que la consolidation si attendue de l'industrie musicale avance à pas de géants. Au contraire. Mais la volonté de trouver des solutions face à la contraction du marché est bien réelle de la part de ses acteurs. Pour la première fois, confirmant les rumeurs de ces derniers mois, Bertelsmann a admis être en discussions à la fois avec Warner, EMI et Sony. Le but: créer une joint-venture avec sa maison de disque BMG, 5ème et dernière des majors. "Nous parlons avec tout le monde, Warner, EMI, Sony. Mais je ne vais pas vous dire quelles négociations sont les plus avancées", a déclaré Gunter Thielen le patron de Bertelsmann. Si pour l'instant l'intention du groupe de média allemand est de créer une société commune, il ne semble pas exclure une vente pure et simple de sa branche musicale. "Je ne peux pas vous dire que cela n'arrivera pas, même si pour l'instant ce [une vente] n'est pas ce que je vois", a-t-il également admis.Proches d'un accord, les dernières négociations entre Warner et Bertelsmann ont - au moins provisoirement - échoué, la période de discussion étant arrivé récemment à expiration sans qu'aucune annonce ne soit faire. Point du désaccord, la valorisation des apports des deux parties, Warner Music -numéro deux- du marché désirant recevoir un minimim de cash. Selon des sources du mois dernier, Bertelsmann se serait alors tourné vers Sony, sans que l'on sache les teneurs des échanges.A ce moment là, EMI a confirmé être revenu dans la course, en recontactant Warner, avec lequel il avait déjà discuté. Il proposerait à Time Warner d'abandonner le contrôle de sa branche musique en échange de 25% d'une entité fusionnée et d'un montant en cash d'un milliard de dollars. Même si Time Warner use de tout les moyens pour ramener son endettement à 26 milliards de dollars en 2004, contre 20 actuellement, il n'a jamais clairement fait part de son intention de se désengager du secteur.Quels que soient les mouvements qui se feront jour, les différents acteurs devront employer leurs meilleurs efforts pour convaincre les autorités de la concurrence. Car, c'est bien en raison du désaccord de Bruxelles, que les tentatives de rapprochement entre EMI et Warner en 2000 puis entre EMI et BMG en 2001 avaient échoué.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :