Triste année pour Diageo

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Gros temps autour de Diageo. Le premier groupe mondial de spiritueux a en effet dressé ce matin un tableau bien sombre de son activité. Profitant de la fin de son exercice 2002-2003 le 30 juin dernier, le groupe a indiqué que la croissance de ses ventes ne s'est pas améliorée au cours du second semestre de son année fiscale. Le chiffre d'affaires de Diageo ne devrait donc pas progresser de plus de 4%. En termes de bénéfice opérationnel, la croissance sur l'année sera "marginalement meilleure" que celle du premier semestre, qui était de 6%. L'activité du fabricant de Guinness, Smirnoff et autres Johnnie Walker a donc stagné entre janvier et juin. "Les conditions commerciales sont restées difficiles au cours du second semestre", confirme ainsi la société dans un communiqué. Et le groupe d'invoquer évidemment le conflit irakien et le SRAS comme causes principales de cette activité au ralenti. On ajoutera également l'effet de la faiblesse du dollar: dans son communiqué, Diageo estime l'impact du taux de change sur le bénéfice avant impôts et exceptionnels à 15 millions de livres (22 millions d'euros).Sur le plan géographique, le groupe continue de souffrir de la faiblesse du marché irlandais et latino-américain. En revanche, le marché nord-américain reste solide, notamment grâce aux ventes de vodka. Pour finir, le groupe annonce qu'il passera dans ses comptes 2002-2003 une provision de 95 millions de livres pour tenter de combler le déficit de ses fonds de pensions qui atteindrait encore 1,4 milliard de livres (près de 2 milliards d'euros). Toutes ces difficultés inquiètent évidemment certains opérateurs et Merrill Lynch aurait, selon Reuters, réduit sa recommandation sur Diageo d' "achat" à "neutre". En revanche, le marché réagit plutôt favorablement et le titre a gagné mercredi 1,41% à 646 pence.

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