Délocalisations en vue pour IBM

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C'est un mouvement de fond qui se dessine. Les délocalisations, monnaie courante pour des tâches requérant un faible niveau de qualification, touchent de plus en plus des fonctions demandant davantage de compétences. IBM devrait ainsi être concerné par ce phénomène. Le groupe informatique pourrait délocaliser ces prochaines années jusqu'à 4.730 programmeurs, croit savoir le Wall Street Journal. Pays visés: la Chine, l'Inde ou d'autres destinations. Dans un premier temps, 947 personnes devraient recevoir une note de délocalisation dès le premier semestre 2004. Le plan toucherait des milliers de personnes employées sur les sites de Southbury (Connecticut), Poughkeepsie (New York), Raleigh (Caroline du Nord), Dallas (Texas) et Boulder (Colorado). Le Wall Street Journal, qui s'est procuré des documents internes à l'entreprise, dit que la date des autres délocalisations n'est pas encore arrêtée. Le groupe n'a pas encore commenté cette information.La semaine dernière, le groupe allemand Siemens disait vouloir déplacer 10.000 postes dans le développement de logiciels vers l'Europe de l'Est où les salaires sont bas et les qualifications élevées. Aux Etats-Unis, la grogne monte contre ces mouvements. Selon les études, 400.000 emplois qualifiés ont déjà été délocalisés, en particulier par des sociétés des nouvelles technologies (IBM, Intel...) et par des grandes banques. De fait, dans la Silicon Valley, un salaire de programmeur coûte environ 100.000 dollars par an, pour seulement 30.000 dollars ou moins en Inde.

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