Akzo Nobel surprend sur de bons trimestriels

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Akzo Nobel limite les dégâts. Le chimiste de spécialité a annoncé vendredi matin un bénéfice net avant exceptionnels en baisse de 19,6% sur un an, à 201 millions d'euros pour le deuxième trimestre 2003. Ce chiffre est supérieur aux attentes moyennes des analystes. Le consensus calculé par Reuters prévoyait en effet un bénéfice avant exceptionnels de 188 millions d'euros. Parallèlement, le bénéfice opérationnel est en chute de 20% à 328 millions d'euros et les ventes ont diminué sur un an de 6,7%. Encore une fois, c'est la pharmacie qui grève les comptes du groupe. Longtemps "vache à lait" d'Akzo, lui fournissant des bénéfices même lorsque les divisions cycliques étaient au plus bas, l'activité pharmacie est depuis quelques mois touchée par la concurrence d'un générique de son médicament vedette, l'anti-dépresseur Remeron. A cela se sont ajoutés des retards dans le lancement de nouveaux médicaments et l'échec relatif de certains d'entre eux, notamment le contraceptif NuvaRing et l'anticoagulant Arixtra. Le résultat sur ce trimestre est sans appel : le bénéfice opérationnel de la division a reculé de 25% sur un an entre avril et juin. Une situation qui ne laisse pas d'être inquiétante. JP Morgan, par exemple, ne prévoyait qu'une baisse annuelle de 14% de ce chiffre.En ce qui concerne les autres divisions, la Peinture et la Chimie, leurs performances sont touchées par l'impact des taux de changes et surtout par l'importance du déficit du fonds de pension du groupe. Du coup, leurs résultats opérationnels reculent de 12 et 14% sur un an respectivement. Mais si on exclut effets de change et contribution au fonds de pension, on constate que ces divisions "cycliques" se défendent bien, alors même que la demande fait défaut. Le directeur financier Fritz Fröhlich souligne ainsi que la chimie a réalisé "une robuste performance dans un environnement difficile".L'avenir ne s'annonce pourtant pas vraiment rose. Si Fritz Fröhlich considère que les "résultats sont plutôt acceptables", il continue à souligner "qu'aucune amélioration n'est à attendre pour le reste de l'année". Et de réitérer sa prévision d'un bénéfice net "substantiellement inférieur à celui de l'an passé". Dans l'immédiat, sa politique est claire : faire face par des réductions de coûts. Une politique qui repose essentiellement sur des suppressions de postes. Sur l'année, 800 emplois seront supprimés dans la Pharmacie, 2.500 dans la Peinture et 2.200 dans la Chimie. "Nous travaillons pour ramener nos coûts en ligne avec des ventes plus faibles", a rappelé Fritz Fröhlich. Malgré ces ternes perspectives, le marché se félicite de résultats meilleurs que prévu et compte sur la politique de réduction de coûts pour limiter la casse. Or, le titre est fortement sous-valorisé par rapport au secteur avec un multiple cours sur bénéfices escomptés pour 2004 de 8,7 selon JP Morgan contre 12 pour le secteur. Du coup, le titre gagnait en fin de séance 13,33% à 26,61 euros en milieu de séance.

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