Pour IBM, la reprise du secteur n'est pas encore d'actualité

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"Si les dépenses du grand public se sont maintenues, la clientèle de grandes entreprises reste prudente en matière de dépenses d'équipement": le constat de John Joyce, le directeur financier d'IBM, fait écho aux propos du PDG, Sam Palmisano, selon lequel il est "trop tôt pour dire qu'un rebond est à portée de main".Ce sont ces deux phrases qui ont retenu l'attention des investisseurs après la publication des résultats trimestriels d'IBM mercredi soir. En témoigne la chute de l'action qui, en fin de matinée jeudi, perd 3,94% à 89,09 dollars.Pourtant, tout n'est pas décevant dans la publication du géant de l'informatique. A commencer par les résultats. Au troisième trimestre, IBM est parvenu à dégager un résultat de 1,78 milliard de dollars. Il a progressé de 36% en un an et correspond à un bénéfice par action de 1,02 dollar, parfaitement en ligne avec les attentes de Wall Street.Cette hausse des profits est notamment due à la performance commerciale du groupe, dont le chiffre d'affaires a augmenté de 8,6%, à 21,52 milliards de dollars, sur la période juillet-septembre. C'est la branche Global Services, profitant toujours de l'intégration de PwC Consulting, qui a été le moteur d'IBM. Ses revenus ont progressé de 17%, à 10,4 milliards de dollars.Le groupe souligne que la faiblesse du dollar lui a aussi été bénéfique. A titre d'exemple, la croissance des ventes de logiciels passe de 11% en données brutes à 5% à taux de change constants. Les revenus des autres divisions sont quant à eux tous en repli si l'on écarte les effets de change. A noter toutefois: la branche systèmes personnels, dont le chiffre d'affaires a baissé de 2,8%, a limité sa perte à 50 millions de dollars contre 111 millions trois mois plus tôt.Autre bonne nouvelle: même si le contexte demeure difficile, le bilan à la fin de neuf mois d'exercice est rassurant. IBM a pratiquement doublé son bénéfice à fin septembre (de 2,56 à 4,87 milliards de dollars) pour un chiffre d'affaires en hausse de 9%.Enfin, si la direction se veut prudente, elle n'est pas pour autant pessimiste. Bien que la reprise ne soit pas encore d'actualité, "nous sommes confiants dans le fait que nous profiterons à la fois du redressement des dépenses en technologies de l'information et d'une reprise économique", a souligné Samuel Palmisano. Signe de cette relative confiance, IBM a d'ailleurs évalué ses besoins à "environ 10.000 nouvelles embauches". Toutefois, celles-ci n'interviendront qu'en 2004.

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