Et pour l'augmentation, vous repasserez !

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Les entreprises ont beau renouer avec les bénéfices et afficher de meilleures performances en Bourse, il n'empêche, elles restent, comme l'an dernier, obsédées par les réductions de coûts. Qui passent par des licenciements déjà faits ou à venir, et des augmentations de salaires bien médiocres pour l'an prochain. Certes, à 3,6%, comme l'indique un récent sondage sur les intentions des entreprises dans ce domaine sur 2004, c'est mieux qu'en 2003, puisque les hausses de salaires, à 3,4% seulement en moyenne, avaient été les plus maigres depuis... 27 ans. Mais c'est la troisième année consécutive que les hausses de salaires se situent en dessous de 4%. Car, dans un contexte de guerre des prix sans merci et de reprise économique encore fragile, les entreprises n'ont pas la possibilité de répercuter dans leurs prix la moindre augmentation de leurs dépenses. Du coup, toute nouvelle dépense ne peut que se traduire par un trou dans les bénéfices, ce que Wall Street, évidemment, ne souhaite pas. Enfin, il faut dire aussi que les entreprises doivent déjà faire face à des dépenses supplémentaires, ne serait-ce qu'avec l'augmentation des primes d'assurance-maladie qui ont doublé en quelques années. Les entreprises ont aussi diminué les incitations en tous genres, fondées sur le "mérite". Celles-ci ne représentaient plus cette année que 8,8% de la totalité des dépenses salariales, contre 10,8% en 2001. Mais tout cela n'est vrai que pour le commun des mortels. Car les CEO, et notamment ceux qui sont là pour sauver une entreprise de la faillite, restent extrêmement bien payés. Et sont augmentés régulièrement. Sinon comment pourrait-on expliquer le fait que dans les années 1980, un PDG était payé en moyenne 40 fois plus qu'un salarié moyen alors que maintenant, il est payé 400 fois plus?

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