IBM en ligne avec les attentes

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Le géant de l'informatique IBM a bien terminé l'année 2002, remplissant les objectifs imposés par Wall Street. Mais pour Big Blue, qui s'est emparé du groupe de services PriceWaterHouse Coopers, l'exercice a été également marqué par une réduction sensible de ses bénéfices. Sur la période octobre-décembre, le résultat issus des activités récurrentes (c'est-à-dire excluant la partie disques durs cédée cette année à Hitachi) ressort à 1,9 milliard de dollars (1,11 dollar par titre), en baisse de 26% sur un an. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice s'établit à 1,34 dollar par action, un chiffre supérieur au consensus de First Call (1,30 dollar). Le trimestre a été en effet alourdi par une charge exceptionnelle de 405 millions de dollars, conséquence de l'intégration de PriceWaterhouseCoopers, racheté en juin dernier. Le chiffre d'affaires trimestriel a progressé de 7% sur un an à 23,7 milliards de dollars. La période a surtout été marquée par l'intégration dans les comptes du quatrième trimestre de PWC, qui a donné un sérieux coup de fouet à la partie Global Services. Ce segment représente désormais 45% de l'activité totale. Les revenus d'IBM Global Services ont donc fait un bond de 16,7% à 10,6 milliards de dollars, après deux trimestres en berne. En revanche, les ventes de la partie hardware n'ont augmenté que de 1,3% à 8,2 milliards et l'activité logiciels est restée stable à 3,8 milliards. Sur l'ensemble de l'exercice, le bénéfice net ressort à 3,58 milliards de dollars, en baisse de 54%. Le chiffre d'affaires recule de 2,3% à 81,19 milliards. Si l'on tient compte de l'activité disques durs, les ventes sont stables, a précisé IBM dans un communiqué. L'an passé "nous avons continué à gagner des parts de marché dans nos principales activités", a commenté le PDG d'IBM, Samuel Palmisano, cité dans le communiqué. Pour autant, l'avenir n'est pas complètement rose, même si, contrairement à Microsoft qui vient de revoir en baisse ses prévisions d'activité, IBM se dit à l'aise avec ses objectifs en ce début d'année. Il ne voit ni rebond du secteur ni reprise des investissements des entreprises dans les technologies, et reste donc très pudent, tablant sur une "croissance modeste" des dépenses dans la high-tech. "Je pense que l'environnement a commencé à se stabilisier", a commenté John Joyce, le directeur financier du groupe. Pour le premier trimestre, IBM est à l'aise avec les objectifs des analystes, qui attendent une croissance du bénéfice par action de 9% et du chiffre d'affaires de 10%. Sur l'ensemble de l'exercice, "nous aimerions voir l'investissement rebondir pour atteindre un taux de progression approchant les 10% ainsi que le prévoient les observateurs", a souhaité John Joyce. Les analystes de Multex tablent sur un chiffre d'affaires de 87,05 milliards de dollars pour un bénéfice par action de 4,32 dollars. Deux heures après l'ouverture de Wall Street, le titre recule de 4,99% à 81,76 dollars.

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