Un partenariat serait un catalyseur pour Thomson

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Près de 14%. Ce sont les gains accumulés par l'action Thomson depuis maintenant cinq séances. Comme l'ensemble des TMT, elle a bien évidemment été portée par la hausse générale des marchés. Mais ce vendredi, elle continue sa progression (+2,26%), alors que les places européennes (et les valeurs technologiques) marquent le pas.Première explication apportée par les observateurs: la consommation américaine. "Thomson est très exposé à la consommation des ménages américains en raison de son portefeuille d'activité. Les chiffres de la consommation américaine sont excellents et c'est ce qui profite au titre", fait remarquer un analyste, cité par l'AFP. Au troisième trimestre, la consommation (+6,6%) a de fait été un des moteurs de la croissance des Etats-Unis (voir ci-contre).Mais ce n'est pas tout. Les investisseurs ont aussi les yeux tournés vers l'Asie, où Thomson cherche depuis plusieurs mois un partenaire pour la fabrication de téléviseurs. Or, le groupe ayant parlé début octobre de progrès dans les discussions, la communauté financière parie désormais sur la conclusion rapide d'un accord -le nom qui revient le plus souvent est celui du chinois TCL. L'opération serait bien entendu vue d'un bon oeil car l'activité concernée est celle qui connaît le plus de difficultés. Les comptes sont à cet égard éloquents. La branche électronique grand public (où sont logés les téléviseurs) a représenté plus de la moitié du chiffre d'affaires du groupe en 2002, mais n'a contribué au résultat opérationnel qu'à hauteur de 5,7%.On comprend donc mieux qu'un partenariat serait un véritable "catalyseur" pour Thomson, comme le souligne Luc Mouzon de BNP-Paribas. Un point de vue partagé par Aurel-Leven, pour qui un accord permettrait "de réduire la volatilité de la profitabilité du groupe et d'augmenter son exposition aux activités à plus forte marge". Concrètement, "cela ferait gagner au moins deux points à la marge opérationnelle du groupe (8,7%, contre 6,5% attendu en 2003)", ajoute le bureau d'analystes. Ce qui aurait nécessairement des conséquences sur la valorisation du groupe...

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