Le titre Alstom toujours aussi volatil

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De véritables montagnes russes: ainsi pourraient être décrites les variations de cours que subit depuis quelques jours l'action Alstom. Après avoir gagné plus de 10% vendredi, le titre s'est effondré de 15% lundi et reprend ce mercredi 6,29%, à 1,52 euro.Selon l'agence Reuters, ce sont les propos d'un des dirigeants du groupe à propos de la vente imminente des turbines qui seraient à l'origine du rebond du titre. Devant un parterre d'investisseurs, "Nick Salmon, directeur général délégué de l'entreprise, a dit que la vente pourrait avoir lieu dans les semaines à venir et qu'elle pourrait rapporter entre 700 et 900 millions d'euros", a confirmé un porte-parole d'Alstom.Plus étonnant, l'action reste même insensible à l'annonce par Goldman Sachs de l'abaissement de "performance en ligne" à "sous-performance" de sa recommandation.Il faut dire qu'Alstom a déjà largement souffert. Avec un recul de 68%, l'action affiche la deuxième plus lourde chute du SRD depuis le début de l'année. Ce sont d'ailleurs ces mêmes turbines qui ont été mises en cause dans la chute récente du titre (voir ci-contre).Les investisseurs ont en effet été particulièrement déçu d'apprendre le 12 mars que des problèmes techniques se traduiraient par une provision de 1,35 milliard d'euros, qui devrait entraîner le résultat 2002/2003 (à fin mars) à -1,3 ou -1,4 milliard d'euros. A cet égard, l'Appac (association des petits porteurs actifs) va d'ailleurs porter plainte contre le groupe pour "fausses informations", au motif qu'Alstom avait jusqu'ici indiqué que tout était réglé.Enfin, l'appel au marché prévu par le groupe dans le plan de Patrick Kron, le nouveau PDG, a été un autre motif de dégagement pour les investisseurs. Après les 617 millions d'euros levés l'an passé, le groupe a indiqué qu'il procéderait de nouveau à une augmentation de capital qui pourrait atteindre 600 millions d'euros. Une opération qui amènerait une dilution énorme, compte tenu de la capitalisation actuelle du groupe qui ne dépasse pas les 430 millions. A cette occasion, les commentaires se sont révélés particulièrement sévères, Merrill Lynch n'hésitant pas à dire pour sa part que l'action ne valait plus rien.

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