Deutsche Bank satisfait de sa performance en avril et mai

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Malgré la morosité économique qui sévit en Allemagne, le groupe Deutsche Bank est confiant. C'est du moins ce qu'a donné à entendre son patron, Josef Ackermann, aux actionnaires réunis en assemblée ce mardi. Il a en particulier vu la "solide performance au niveau opérationnel au premier trimestre se poursuivre en avril et mai".Pour mémoire, la première banque d'outre-Rhin avait publié un résultat avant impôts et exceptionnels de 950 millions d'euros à fin mars, traduisant une envolée de 70% en un an. Satisfait du comportement de son établissement sur les deux mois suivants, Josef Ackermann a donc réitéré les objectifs qu'il s'était déjà fixés, à savoir réduire dès cette année les coûts de 6 milliards d'euros par rapport à 2001 et de 2,3 milliards comparé à 2002.La confiance affichée par le groupe ne se retrouve toutefois pas totalement en Bourse. Mardi soir, l'action Deutsche Bank gagne 1,69% (54,79 euros), une performance comparable à celle du marché. Peut-être les investisseurs craignent-ils la même mauvaise surprise qu'au premier trimestre. Car si le bénéfice avant impôts et exceptionnels a crû de 70% à fin mars, le résultat net est en revanche et contre toute attente tombé dans le rouge, à -200 millions d'euros, sous le coup de lourdes dépréciations d'actifs. Or, aujourd'hui, Josef Ackermann n'a pas donné d'indication sur le résultat net.Une autre raison de cette stagnation en Bourse peut également être la prudence affichée par certains bureaux d'analystes, dont Morgan Stanley, l'un des plus influents. Dépassant l'étude des résultats à court terme, l'intermédiaire estime que, malgré les efforts de restructuration, Deutsche Bank pâtit d'un véritable problème de stratégie."L'orientation de Deutsche Bank vers le marché obligataire le rend vulnérable à un retournement de conjoncture en 2004 et ce, même si les marché d'actions parvenaient à gagner 25% par rapport à leur niveau actuel", écrit Morgan Stanley. Bref, l'analyste parle d'une restructuration "inadéquate", avec pour résultat un ROE (retour sur fonds propres) toujours inférieur à 8%. Et Morgan Stanley de se demander combien de points de ROE Deutsche Bank pourra-t-il gagner à l'avenir avec son plan de relance.Dans ces conditions, la conclusion de l'analyste est sévère: "nous pensons que Deutsche Bank conserve des coûts trop élevés", alors que "les perspectives de croissance [du secteur] apparaissent faibles". Pour Morgan Stanley, la banque allemande fait donc tout simplement fausse route. Très attentionné, l'intermédiaire dit cependant avoir une solution au sujet de laquekke il ne donne malheureusement pas de détail, sinon qu'il a tout remis à plat. Conséquence: à l'aide d'une seule réallocation de capital, l'analyste estime que les bénéfices pourraient croître de 30%. Seulement, "Deutsche Bank fera-t-il de même?", s'interroge très sérieusement Morgan Stanley.

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