De nouveaux repreneurs intéressés par les restes d'Air Lib

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Contre toute attente, de nouveaux repreneurs se manifestent pour la compagnie aérienne Air Lib, ou ce qu'il en reste. Comme annoncé mercredi matin dans La Tribune (lire ci-contre), la compagnie maritime CMA-CGM et la compagnie aérienne Virgin Express ont annoncé mercredi après-midi qu'elles "espèrent être en mesure de faire dans les prochains jours une offre de reprise partielle des actifs du groupe Air Lib". Une anonce qui intervient alors même que la Cour d'appel de Paris vient de rejeter la demande de suspension des effets de la liquidation judiciaire de la compagnie, prononcée par le tribunal de commerce de Créteil. C'est par un communiqué conjoint que CMA-CGM et Virgin Express ont fait part de leur intérêt pour Air Lib. Leur offre, si elle se concrétise, sera "accompagnée d'une embauche des anciens salariés nécessaires à l'exploitation des lignes reprises". CMA-CGM est née en 1999 du rapprochement de la CMA de l'homme d'affaires Jacques Saadée et de la CGM. Employant 4.200 personnes et réalisant 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, le groupe est la première compagnie maritime française. Virgin Express, pour sa part, est une compagnie belge, filiale du britannique Virgin Express Holdings. Dans leur communiqué commun, les deux sociétés indiquent avoir "pris connaissance du dossier Air Lib" et "confirment leur intérêt pour la création et le développement d'une nouvelle compagnie aérienne basée en France". Cette irruption surprise dans ce dossier à rebondissements intervient bien tard, alors que le processus de liquidation d'Air Lib suit son cours. Mercredi matin, ainsi, la Cour d'appel de Paris a rejeté la demande de suspension des effets de la liquidation judiciaire qui avait été prononcée le 17 février dernier par le tribunal de commerce de Créteil. Cette suspension des effets de la liquidation avait été demandée vendredi en référé par la direction et le comité d'entreprise d'Air Lib, jusqu'à ce que la justice examine le dossier sur le fond. Ce qui interviendra le 24 avril prochain.Le juge a estimé, tout comme les liquidateurs judiciaires, qu'Air Lib n'avait pas fourni d'argument sérieux de nature à justifier l'arrêt de l'exécution provisoire de la liquidation et l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. Observant qu'Air Lib, employant 2.700 salariés, avait déposé son bilan le 13 février en faisant état d'un passif de 93,9 millions d'euros pour un actif disponible de 3,4 millions, le magistrat a affirmé que les arguments tendant à rendre l'Etat responsable de la faillite étaient "inopérants, s'agissant d'apprécier non pas les causes de la cessation des paiements (...) mais l'existence de moyens sérieux" d'infirmation du jugement de liquidation. Le juge n'a pas retenu les arguments de l'avocat d'Air Lib, selon lequel il existerait une solution de reprise dont l'origine ne peut être dévoilée, alors qu'il "est en revanche de notoriété publique que les pourparlers conduits avec IMCA ont échoué". Le magistrat a conclu "qu'Air Lib ne dispose pas des autorisations administratives indispensables à l'exploitation d'une activité de transporteur aérien". Autre manifestation de la liquidation en cours de ce qui constituait la compagnie, le coordinateur des aéroports français a annoncé aujourd'hui que les compagnies aériennes intéressées par la reprise de créneaux d'atterrissage et de décollage laissés vacants par Air Lib auront jusqu'au 18 mars pour se porter candidates.

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