France Télécom prévoit une "bonne surprise" pour ses résultats 2002

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Une "bonne surprise": c'est ainsi que Thierry Breton a qualifié les résultats du quatrième trimestre et annuels pour 2002 qui seront publiés le 5 mars prochain. C'est notamment du côté du résultat d'exploitation que devrait se situer la bonne nouvelle, le président de France Télécom ambitionnant une hausse "assez sensible". Le groupe n'a jusqu'ici donné aucune prévision chiffrée concernant son résultat d'exploitation. Rappelons simplement qu'il a atteint 5,2 milliards d'euros en 2001 et qu'il a progressé de 17,2%, à 3,18 milliards d'euros sur le premier semestre 2002.En revanche, l'opérateur a indiqué lors de la publication de son chiffre d'affaires annuel, fin janvier, que son Ebitda (proche de l'excédent brut d'exploitation) serait supérieur à sa propre prévision de 14,5 milliards d'euros (+15%).Interrogé sur Europe 1, Thierry Breton a également évoqué l'endettement du groupe, une des priorités du plan qu'il a présenté le 5 décembre dernier. De 72 millions d'euros en juin 2002, l'endettement devrait dans un premier temps avoir été ramené à 68 milliards fin décembre. Par la suite, c'est une réduction de dette de 30 milliards qui est prévue. "Si on réalise bien tout ce que l'on a à faire, on aura réduit dans les deux ans à deux ans et demi la dette de 30 milliards d'euros. Une dette de 35 à 38 milliards d'euros est supportable", a indiqué le président du groupe.Pour cela, France Télécom pourra notamment compter sur l'augmentation de capital prévue depuis déjà plusieurs mois et qui sera réalisée dès que possible. "Nous procèderons à l'augmentation de capital dès que l'on pourra. Il faut que l'on publie nos résultats et que les marchés soient là", a souligné Thierry Breton en ajoutant: "on a résolu la crise de liquidité". Récemment, le groupe avait vu trois fenêtres de tirs possibles: avril-juin, l'automne 2003 ou après la publication des résultats 2003.Mais les efforts de redressement du groupe auront aussi un coût social. Alors qu'en décembre dernier, France Télécom avait annoncé prévoir 22.000 départs à la retraite non remplacés, Thierry Breton a précisé ce vendredi que 7.500 postes seront supprimés en France dès cette année et que 1.000 embauches seront gelées. "En France, on va avoir 4.100 départs en pré-retraite qui ne sont pas remplacés et 3.400 départs naturels qui ne sont pas remplacés, soit 7.500 personnes. On a gelé 1.000 embauches", a-t-il déclaré.Le PDG ne s'est en revanche pas exprimé sur les réductions d'effectifs hors de l'Hexagone. Mais pour les syndicats, ce sont quelque 13.000 postes qui seront supprimés dans le monde en 2003. Au 30 juin 2002, France Télécom employait 256.861 salariés, dont 144.732 en France.En Bourse, l'action de l'opérateur gagne 1,07%, à 23,70 euros, à la clôture.

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