Publicis se refinance avec des Océane

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Bien sûr, l'opération est moins spectaculaire que celle de 4,5 milliards d'euros qui se déroule outre-Rhin sur des actions Deutsche Telekom (voir ci-contre). Mais en annonçant une émission d'Océane (obligations convertibles et/ou échangeables en actions nouvelles et/ou existantes) ce mardi, Publicis confirme bel et bien que les produits convertibles sont actuellement à la mode en matière de refinancement.Car à l'image de ce qu'ont fait divers groupes ces derniers temps, c'est essentiellement à l'optimisation de sa situation financière que Publicis destine les fonds levés. "La société a l'intention d'utiliser le produit net de l'émission des obligations pour ses besoins de financements généraux, y compris, le cas échéant, pour le refinancement d'une partie de sa dette existante, le remboursement anticipé éventuel de l'emprunt obligataire de 200 millions d'euros de 2001 à 2% et échangeable en actions IPG, et la souscription de 'credit linked notes' adossées au risque de crédit Publicis pour un montant d'environ 380 millions d'euros", précise le communiqué. Bref, après une période économique difficile, ces obligations apportent un peu d'air frais.C'est ainsi que Publicis a émis pour 616 millions d'euros d'obligations. Un montant plus élevé que les 560 millions initialement prévus et qui pourrait même être porté à 672 millions d'euros en cas d'exercice de l'option de surallocation.Publicis a proposé aux souscripteurs des titres d'une maturité de cinq ans et offrant un intérêt annuel de 0,75%. Les détenteurs auront la possibilité de convertir leurs obligations en actions, à raison d'une pour une, à partir du 26 août 2003.Le placement auprès des institutionnels s'est fait ce mardi. Quant aux particuliers, ils devraient pouvoir acquérir des titres du 9 au 11 juillet. Enfin, au cours de l'après-midi, le groupe a annoncé les modalités définitives de l'émission. Le prix des obligations a été fixé à 29 euros, faisant ressortir une prime de 23,1% (en milieu de fourchette indicative) sur le cours de référence de l'action.L'action, justement, a pâti de quelques arbitrages. A la fin de la journée, elle perd 1,5%, à 23,70 euros. Mais ces arbitrages et la dilution potentielle ne doivent pas masquer l'opinion globalement positive de la communauté financière. L'opération va permettre à Publicis de "réduire ses frais financiers puisque le taux d'intérêt de l'obligation sera d'un maximum de 1%, inférieur à celui actuellement en vigueur chez Publicis. En effet, le taux d'intérêt moyen de la dette avant opération était compris entre 3,3 et 3,4%", écrit Aurel-Leven.

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