Le bénéfice semestriel de BSkyB dépasse les prévisions

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Le géant britannique de la télévision par satellite BSkyB (British Sky Broadcasting) a annoncé vendredi avoir réalisé, pour le premier semestre 2002-2003 (de juillet à décembre 2002), un bénéfice opérationnel (hors exceptionnels et amortissements de survaleurs) de 158,3 millions de livres sterling, soit environ 245 millions d'euros. Le bénéfice a donc plus que doublé puisqu'il progresse de 126 % par rapport à la même période de 2001. Ce résultat est au-delà des attentes des analystes interrogés par Reuters, qui avaient tablé sur un bénéfice compris entre 110 et 143 millions de livres. Et ce, au moment où les concurrents de BSkyB, numéro un de la télévision à péage, sont mal en point. A court de capitaux, Granada et Carlton ont dû mettre fin à l'activité de leur joint-venture, ITV Digital. Quant aux chaînes câblées Telewest et NTL, elles se relèvent tout juste d'une douloureuse restructuration financière.Pour son premier semestre, BSkyB affiche un chiffre d'affaires de 1,511 milliard de livres, en hausse de 14 % comparé à la même période en 2001, et essentiellement alimenté par la télévision par satellite. Celle-ci progresse de 23% à 1,112 milliard de livres, tandis que les ventes issues de la publicité sont en hausse de 13% à 133 millions de livres.Le bouquet satellitaire British Sky Broadcasting, contrôlée par le magnat des médias Rupert Murdoch, annonce avoir enregistré sur cette période 244.000 nouveaux abonnés. A la fin décembre, le numéro un britannique de la télévision à péage comptait 6,6 millions d'abonnés, et il estime être en mesure d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé d'un total de 7 millions d'ici à la fin de l'année civile 2003. Selon BSkyb, le chiffre d'affaires moyen annualisé par abonné a progressé de 3 % sur les trois derniers mois de 2002 par rapport à la même période en 2001, à 351 livres. Ce qui signifie que les clients, satisfaits de l'offre de BSkyB, ne se sont pas rabattus sur des forfaits meilleur marché. Ce chiffre d'affaires, qui mesure le revenu moyen par abonné (Average revenue per user ou ARPU) constitue, pour les analystes, un étalon de la performance des opérateur du câble et des télécoms. "Le chiffre est tout-à-fait en ligne avec nos prévisions", commente un économiste de BNP Paribas, cité par Reuters.Le groupe a par ailleurs indiqué que son taux annualisé de désabonnements (churn) a continué de baisser à 9,4%, après être passé nettement sous les 10% l'an dernier. "C'est le taux le plus faible depuis le lancement de Sky Digital", note la société dans son communiqué de résultats. Aussi le géant aborde la seconde partie de l'année financière avec assurance. "Nous sommes bien placés pour atteindre tous nos objectifs et nous abordons le reste de l'année avec confiance", a affirmé son directeur général, Tony Ball, ajoutant : "un taux de croissance du chiffre d'affaires à deux chiffres, associé à de stricts contrôles des coûts, nous ont permis d'augmenter nettement nos marges, ce qui a conduit à une marge brute d'autofinancement en rapide progression ".En fin de journée, le titre gagnait 2,39% à 599 pence.

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