L'émission obligataire de Deutsche Telekom pèse sur le secteur

 |  | 468 mots
Lecture 2 min.
Tandis que les marchés européens consolident après trois séances de hausse, les grandes valeurs des télécoms s'inscrivent parmi les plus fortes baisses de leurs places respectives. Ainsi, en Allemagne, Deutsche Telekom recule de 8,97%, à 11,77 euros, pendant qu'à Paris France Télécom cède 5,85%, à 22,70 euros.Outre une dégradation de la part de Julius Baer dans le cas de l'opérateur français, un autre motif est mis en avant par les vendeurs pour expliquer la dégringolade des deux groupes en Bourse: l'émission d'obligations convertibles à laquelle va procéder Deutsche Telekom. D'une part, elle peut être vue comme un besoin rapide d'argent frais. "Les vieilles craintes refont surface", note un professionnel cité par l'AFP. De quoi rappeler aux investisseurs que France Télécom devrait lui aussi avoir recours au marché dans l'année, via une augmentation de capital.Mais ce sont essentiellement les arbitrages qui semblent peser sur les cours. "Il y a un petit peu d'arbitrage, les investisseurs vendent du France Télécom et du Deutsche Telekom pour souscrire à l'émission convertible", indique l'AFP en reprenant les propos d'un vendeur de Global Equities.Deutsche Telekom a annoncé ce mercredi qu'il comptait émettre, à destination des investisseurs institutionnels hors des Etats-Unis, des oblibations convertibles, d'une maturité de trois ans, pour un montant de 2,3 milliards d'euros."Le volume final dépendra du niveau du cours de l'action Deutsche Telekom au moment de la fixation des prix et pourrait être relevé de 10%", précise le groupe en ajoutant, pour rassurer le marché, que cela n'augmentera pas sa dette. Un élément d'importance lorsque l'on sait que, comme France Télécom, Deutsche Telekom s'est engagé dans un programme devant lui permettre de ramener sa dette de 64 milliards d'euros en septembre 2002 à 50 milliards à la fin de l'année.Pour cela, l'opérateur a déjà renoncé à verser un dividende au titre de 2002 et il a placé sur le marché près de 10% de sa filiale T-Online. Surtout, il compte poursuivre ses cessions d'actifs. Après la vente, fin janvier, du réseau câblé pour 1,72 milliard d'euros, Kai-Uwe Ricke, le patron du groupe a annoncé qu'il comptait récupérer 6 milliards d'euros des cessions d'actifs d'ici à la fin de l'année et autant de profits opérationnels.Le défi de l'Allemand semble donc assez proche de celui de France Télécom. Le groupe de Thierry Breton s'est lui aussi lancé dans un important programme de redressement, présenté début décembre. A cet égard, Thierry Breton a récemment rappelé, en annonçant attendre une "bonne surprise" pour les résultats 2002, que l'endettement de son groupe devrait ressortir à 68 milliards d'euros en fin d'année, contre 72 milliards en juin 2002, pour ensuite tomber à quelque 30 milliards dans deux ans et demi, voire deux ans.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :