Absence de prévisions et baisse du dividende plombent Aegon

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Bien que connues depuis plusieurs mois, les difficultés du secteur de l'assurance sont encore en mesure de décevoir le marché. Et ce jeudi, c'est Aegon qui est sur le devant de la scène. Dans la matinée, l'assureur néerlandais a annoncé qu'entre 2001 et 2002 son bénéfice net avait fondu de 35%, à 1,547 milliard d'euros.Certes, le chiffre est conforme aux attentes du groupe, après les deux avertissements lancés en juillet et en novembre, mais il est inférieur aux prévisions du marché qui, d'après Reuters, visait de 1,56 à 1,59 milliard d'euros. Sans surprise, et comme pour les autres groupes du secteur, c'est notamment la baisse des marchés d'actions qui a été mise en avant pour justifier ce repli.Mais c'est surtout du côté du dividende que se loge la déception. Car dans une période où les entreprises tentent de rassurer les actionnaires avec l'argument du dividende, Aegon a décidé de réduire le sien de 39%, à 1,08 euro. "Il n'y a pas de nouvelles très positives et le dividende est inquiétant", note Florian van Laar, gérant chez Eureffect cité par Reuters.Enfin, la prudence du groupe pour 2003, qui ne fait pas de prévisions en raison de "la faiblesse et la volatilité des marchés financiers et les incertitudes politiques mondiales", n'est pas pour arranger le sentiment des opérateurs. Bref, il n'y a aux yeux des investisseurs rien de bien engageant comme en témoigne l'action, qui plonge de 10,51%, à 8 euros.Le discours d'Aegon a même des répercussions sur l'ensemble du secteur, d'autant qu'il n'est pas le seul à se montrer réservé, Swiss Life ayant pour sa part indiqué qu'il s'attendait pour 2002 à une perte historique de 1,7 milliard de francs suisses (1,16 milliard d'euros), deux fois supérieure aux anticipations des analystes.En Bourse, l'assurance fait donc grise mine. Pendant que le titre Swiss Life lâche 11,89%, à 60 francs suisses, l'indice Stoxx des valeurs européennes du secteur perd 4,22%, aucune des grandes valeurs du secteur n'étant épargnée. A Paris, Axa cède par exemple 4,11% et, à Francfort, Allianz recule de 4,05%.Seul Royal & Sun Alliance échappe à la débâcle, en finissant stable à 67 pence. Pourtant, à l'image d'Aegon, le Britannique a creusé sa perte (de 6%, à 1,21 milliard de livres) et a décidé de couper très nettement son dividende: de 16 à 6 pence. Mais le marché se montre tout de même satisfait. D'abord parce que le résultat opérationnel est passé de 16 à 226 millions de livres. Mais aussi parce que certains analystes craignaient une suppression pure et simple du dividende.

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