Perspectives moroses pour Vallourec

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L'exercice écoulé n'a pas été une bonne année, et les choses ne sont pas sur le point de s'arranger: les résultats et perspectives annoncés aujourd'hui par Vallourec ne sont pas empreints d'optimisme.Frappé par le ralentissement économique et notamment la crise pétrolière, le fabricant français de tubes sans soudure a en effet vu son bénéfice net part du groupe chuter de 26,6% l'année dernière, à 64,7 millions d'euros. Et Vallourec se montre très prudent quant aux perspectives pour 2003. En 2002, le résultat d'exploitation du groupe a diminué de 3,8% (à 256,5 millions d'euros), tandis que le résultat brut d'exploitation demeurait quasi stable (-0,6%) à 347,8 millions d'euros. Le chiffre d'affaires a enregistré une modeste hausse de 2%, pour s'établir à 2,550 milliards d'euros. La deuxième moitié de l'exercice écoulé a souffert notamment de la mauvaise conjoncture dans les secteurs pétroliers et gaziers, qui représentent 51,6% du chiffre d'affaires du groupe. Le président du directoire de Vallourec Jean-Claude Cabre, interviewé par l'AFP, a ainsi mis en cause "l'attitude très craintive des compagnies pétrolières au quatrième trimestre 2002 en raison de la situation en Irak". "Au deuxième semestre 2002, et surtout au quatrième trimestre", Vallourec a ainsi vu "plonger son activité pétrole et gaz", a-t-il poursuivi. Dans ces conditions, le groupe se félicite malgré tout d'avoir obtenu "une bonne performance opérationnelle avec un ratio RBE sur chiffre d'affaires à 13,6%" (15,1% au premier semestre 2002 et 12,1% au second). En 2001, ce ratio s'était établi à 14%. Vallourec souligne également la solidité de sa situation financière, avec un endettement net de 106,4 millions d'euros à fin décembre 2002, ce qui correspond à un ratio d'endettement sur capitaux propres "d'à peine 10%". Reste que le nouvel exercice ne s'est pas engagé sous les meilleurs auspices. Vallourec, qui ne fournit pas de prévision chiffrée, souligne qu'il va continuer à souffrir des "incertitudes liées à la situation en Irak et de l'attentisme des compagnies pétrolières". Du coup, estime Jean-Claude Cabre, le premier semestre 2003 "ne sera pas brillant", avec un premier trimestre 2003 "plutôt similaire au quatrième trimestre 2002". Pour le deuxième trimestre, M. Cabre estime qu'il est trop tôt pour se prononcer, compte tenu des incertitudes liées à la crise irakienne. "Nous ne sommes ni trop optimistes, ni trop pessimistes. On attend et on courbe le dos", a-t-il ajouté. Selon Jean-Claude Cabre, toutefois, les fondamentaux du secteur pétrole et gaz restent bons. "On est relativement serein", a-t-il assuré, estimant que la demande dans le secteur "peut redémarrer très vite" et "assez fort", une fois les incertitudes balayées. Mais les difficultés du marché pétrolier ne sont pas les seules qui affectent le groupe. Vallourec met également en avant le recul du dollar par rapport à l'euro et la faiblesse de la croissance économique au sein de l'Union européenne. "Hors énergie, j'ai du mal à imaginer une reprise en 2003", compte tenu de la faiblesse des prévisions de croissance économique au sein de l'Union européenne, a affirmé le président de Vallourec.Ces médiocres perspectives n'enthousiasment pas les marchés. A la clôture, l'action cède 1,13%, à 47,95 euros.

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