Chute des ventes de Renault au premier semestre

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Les ventes de la marque au losange ont accusé le coup au 1er semestre 2003. Globalement, elles ont baissé de 4,5% à 1,225 million de véhicules par rapport au 1er semestre 2002.L'épicentre de cette baisse ? L'Europe et plus particulièrement la France. Pour Renault, l'environnement économique incertain et le repli de 2,8% du marché européen ont fortement pénalisé les ventes du groupe sur le Vieux Continent, en baisse de 6,8% ce semestre. Or, le constructeur y réalise justement les trois quarts de ses ventes en volume. Particulièrement touchés, ses principaux marchés, la France évidemment, mais aussi la Belgique et le Portugal. Dans le reste du monde, les résultats sont en revanche plutôt encourageants. Hors Europe occidentale, les ventes sont en hausse de 4,4%. Mis à part le Mercosur dans lequel les autres constructeurs éprouvent également des difficultés, les ventes progressent de 4,1% en Amérique du Nord et de 5,3% dans la zone Asie Pacifique. Autre point positif, les deux autres marques du groupe, Samsung et Dacia, continuent leur développement dans leurs marchés respectifs. Renault-Samsung Motors progresse ainsi de 10,6% en Corée à 59.377 unités, et Dacia de 14,8% en Roumanie à 31.506 unités.Pour la seconde partie de l'année, Renault se veut optimiste. La marque au losange souligne ainsi que sa croissance en juin (+3,5% sur un an) est plus rapide que la croissance du marché français (+2,1%). Il est cependant trop tôt pour parler de point d'inflexion du marché, et Renault, comme les autres constructeurs, joue la prudence. Au sein du groupe, on prévoit ainsi une baisse annuelle de 3 à 4% du marché européen. Pour autant, le constructeur mise sur une augmentation de ses ventes et de sa part de marché au second semestre. Alors que l'une des raisons de l'effritement des ventes de Renault ces derniers mois tenait au renouvellement tardif de sa gamme, le groupe devrait désormais bénéficier des succès déjà perceptibles des nouvelles Espace, Mégane et Scénic, et de la bonne tenue de son modèle-phare, Clio. Il confirmerait ainsi sa position actuelle de première marque européenne.Néanmoins, on remarquera que cette baisse, sans surprise pour les analystes, va à l'opposé de la hausse annoncée récemment par PSA (lire ci-contre). En fin de séance, le titre Renault est resté quasi-inchangé à 47 euros, et Peugeot a progressé de 0,76% à 42,20 euros.

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