Total rebondit un peu moins qu'attendu en fin d'année

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Au vu de l'envolée des cours du brut et des résultats des grands pétroliers déjà publiés, il faisait peu de doute que le quatrième trimlestre aurait été profitable à TotalFinaElf. Et cela a bien été le cas.Porté par la hausse de 38% du prix moyen du brut à 26,8 dollars, et malgré le repli du dollar, le résultat net courant (hors exceptionnels) du pétrolier a augmenté de 13%, à 1,61 milliard d'euros, entre octobre et décembre. Une légère déception toutefois. Le chiffre est légèrement en retrait par rapport aux attentes du marché, chiffrées à 1,65 milliard par Reuters. Et surtout, il montre que Total a nettement moins tiré son épingle du jeu que ses concurrents sur la fin de l'année, lesquels, à l'image d'Exxon, de BP ou de Shell, ont vu leurs résultats progresser d'environ 50%.En revanche, la tendance est tout autre sur l'ensemble de l'année. Car les mois précédents, Total avait affiché une bien meilleure résistance que les autres compagnies. Ainsi, sur une année 2002 chahutée, le groupe français a enregistré un résultat net courant de 6,26 milliards d'euros (-17%), un résultat net de 5,94 milliards (-22%) et un résultat par action de 9,4 euros (-13%).Dès lors, "si l'on exprime le résultat net par action hors éléments non-récurrents en dollars pour pouvoir le comparer à celui des autres majors pétroliers, la baisse est limitée à 8%, alors que nos principaux concurrents ont enregistré une baisse comprise entre 22 et 34%", se félicite Thierry Desmarest, le PDG du groupe.Première explication fournie Thierry Desmarest: le groupe est parvenu à atteindre un niveau de croissance record de 10% dans les hydrocarbures. L'amont (exploration et production) a d'ailleurs confirmé qu'il était le point fort du groupe. A 4,64 milliards d'euros, le résultat opérationnel net de cette branche est resté stable sur l'année et représente 80% du résultat opérationnel du groupe (5,87 milliards, en baisse de 22%).Pénalisé par le repli des marges de raffinage (-48%), l'aval (raffinage et distribution) a quant à lui vu son résultat opérationnel net plonger de 63% à 846 millions d'euros. Enfin, la chimie qui s'était distinguée au troisième trimestre, n'a pas confirmé en fin d'année. Sur l'ensemble de l'année, son résultat opérationnel net a baissé de 38%, à 374 millions d'euros.Mais c'est aussi sur l'avenir qu'était attendu le groupe. Et sur ce point, Thierry Desmarest n'envisage pas un maintien des cours du brut à des hauts niveaux. Il a indiqué sur France 2 qu'à la suite d'un conflit qui pour lui aura "malheureusement" lieu, "il y aura une détente" des prix du brut. Cela ne remettra toutefois pas en cause les objectifs. Le groupe a confirmé son ambition d'améliorer le résultat opérationnel annuel de 4,8 milliards d'euros au terme de la période 2000-2003 en environnement constant. Et à moyen terme, Total compte faire croître sa production d'hydrocarbures à un rythme moyen de 5% par an d'ici 2007.En Bourse, l'action Total lâche 0,9%, à 121,50 euros.

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