Allianz profite de spéculations sur la vente de Dresdner

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Allianz va-t-il rapidement se délester du boulet que représente pour lui Dresdner Bank? C'est en tout cas ce que semble croire le marché qui du coup plébiscite le titre Allianz. A Francfort, l'action gagne 6,36%, à 72,70 euros en fin d'après-midi. "Il y a des rumeurs qui circulent sur Bank of America et Allianz et c'est cela qui joue sur le cours", confime un gérant de chez Metzler Asset Management, interrogé par Reuters, alors qu'Allianz n'a pas souhaité faire de commentaire.Si le sort de la division bancaire de l'assureur allemand reste incertain depuis plusieurs mois (en mars, le groupe justifiait sa stratégie liant assurance et banque mais depuis mai certains experts misent sur une cession), il faut reconnaître qu'une vente rapide de la Dresdner enlèverait une belle épine du pied à Allianz. De fait, ce sont bel et bien les activités bancaires (dont Dresdner représente 95%) qui ont été à l'origine l'an passé de la première perte nette d'Allianz. Malgré la restructuration entamée en cours d'année, le déficit du pôle bancaire a atteint 1,4 milliard d'euros.Et la tendance s'est poursuivie. Alors qu'Allianz ambitionne de réduire de 15%, à 6,2 milliards d'euros, les dépenses administratives annuelles chez Dresdner, le pôle bancaire est resté dans le rouge au premier trimestre, accusant une perte de 353 millions d'euros, trois fois plus élevée qu'au premier trimestre 2002. D'ailleurs, les bénéfices opérationnels que Dresdner comptait atteindre cette année semblent s'éloigner peu à peu. "Nous tenons nos objectifs en matière de réduction des coûts mais l'inconnue reste le chiffre d'affaires vu la morosité actuelle", précisait le mois dernier Helmut Perlet, le directeur du contrôle de gestion d'Allianz.Bien sûr, Allianz ne reste pas inactif et espère redresser la barre. Plusieurs dirigeants de Dresdner, dont le président lui-même, ont été remplacés, les provisions pour risques devraient diminuer et un bénéfice net est attendu pour 2004. Mais l'objectif est certainement un peu trop lointain et hypothétique pour les investisseurs qui marquent aujourd'hui clairement leur préférence: celle d'une cession rapide.

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