Le premier trimestre de Neopost rassure le marché

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Au vu d'un contexte économique peu engageant, de la baisse du dollar et du passage à l'euro qui avait dopé l'activité l'an passé, on pouvait craindre que Neopost trébuche pour son premier trimestre 2003 (de février à avril). Il n'en a rien été et les professionnels semblent même rassurés après la publication des chiffres du spécialiste des solutions de traitement de courrier.A 192,8 millions d'euros, le chiffre d'affaires est "largement supérieur à nos estimations et au consensus (182 millions d'euros)", résume Caroline Barbery, analyste chez Fortis Securities, citée par l'AFP. Certes, en données pro forma, les ventes ont reculé de 10,2% sous le coup de la baisse du dollar. Mais les analystes avaient anticipé une glissade bien plus grave (Aurel-Leven attendait notamment une chute de 14%). Et en données publiées (prenant en compte Ascom Hasler et Stielow), l'activité a progressé de 14,8%. Le groupe a notamment été porté en France par un changement de tarif postal intervenu en avril.Au deuxième trimestre, le groupe continuera à souffrir d'un effet de base défavorable puisque l'an passé, il avait bénéficié d'un changement de tarif postal aux Etats-Unis. Mais, "que ce soit au premier ou au deuxième trimestre, ces effets de base défavorables étaient et sont anticipés", note Fideuram-Wargny. Il n'y a donc, que ce soit sur le marché ou dans le groupe lui-même, pas d'inquiétude particulière concernant les perspectives annuelles. D'autant que le second semestre sera plus favorable. "Nous restons donc très confiants quant à notre objectif d'amélioration sensible de nos résultats et de notre rentabilité en 2003", a souligné Jean-Paul Villot, le PDG.Le comportement à venir du dollar pourrait bien entendu être vu comme un handicap pour un groupe dont 40% de l'activité est réalisée outre-Atlantique. Mais là encore, les observateurs ne voient pas de véritable risque. "L'impact sur la rentabilité est minime car 44% des coûts et une partie de l'endettement sont en dollars", rappelle-t-on chez Aurel-Leven.A l'issue de ce premier trimestre, les opinions demeurent donc globalement positives, notamment chez Aurel-Leven qui parle "du bon positionnement commercial du groupe".Dans la matinée, le titre a été porté par la nouvelle et s'est octroyé jusqu'à 4,7%. Mais il a rapidement annulé ses gains et cède même 0,06%, à 33,98 euros, en clôture. Sa progression de près de 50% depuis mars est certainement prétexte à quelques prises de bénéfices.

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