Cognos termine son exercice en fanfare

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Les éditeurs de logiciels ne sont pas tous affectés par la conjoncture économique actuelle. Cognos en est la preuve. L'éditeur canadien de logiciels d'analyse décisionnelle a en effet largement dépassé ses propres prévisions, et celles du marché, sur le dernier trimestre de son exercice 2002/2003, clos à la fin du mois de février.Porté par une forte demande pour les solutions informatiques du groupe, le chiffre d'affaires a ainsi atteint 163,7 millions de dollars (américains), contre 142,8 millions un an plus tôt. Dans sa dernière mise à jour, datant de la mi-janvier, Cognos n'avait anticipé qu'un chiffre compris entre 160 et 162 millions de dollars. Cette mise au point avait été effectuée pour prendre en compte l'intégration d'Adaytum, un autre éditeur acheté en décembre pour 157 millions de dollars. Cognos espérait une contribution aux ventes de 5 millions de dollars de la part de sa nouvelle acquisition. Celle-ci a finalement atteint les 6 millions de dollars.Mais c'est surtout au niveau de la rentabilité que Cognos était attendu au tournant. Car, malgré la forte croissance qu'elle affiche, Adaytum est une entreprise déficitaire. Un impact négatif sur les résultats était donc prévu. C'est dans cette optique que le Canadien avait, toujours en janvier, réduit de 2 cents sa prévision de bénéfice par action (BPA), à 26-27 cents. Une estimation comparable à celle du marché.Mais comme le chiffre d'affaires, le résultat a agréablement surpris Wall Street puisque le groupe a réussi l'exploit de tripler son BPA, à 33 cents. "Ce dont je suis probablement le plus fier, c'est la marge. C'est globalement une marge de 24% qui a été réalisée sur un trimestre où nous avons dû absorber les coûts d'Adaytum", s'est félicité Renato Zambonini, le PDG, dans un interview à Reuters. De fait, le résultat opérationnel a presque atteint les 39 millions sur le trimestre, alors que l'an passé il n'était que de 13,52 millions, faisant ressortir une marge de 9,5%.Bref, comme le rappelle un analyste, le groupe a profité de l'effet croisé de plusieurs facteurs: des ventes solides ainsi qu'une baisse du taux d'imposition et des dépenses opérationnelles.Après cet exercice 2002/2003 qui s'est soldé par un chiffre d'affaires de 551 millions de dollars (+12%) et un BPA de 83 cents (multiplié par 3,8), le groupe s'est déclaré relativement confiant pour la suite des événements. Le BPA du premier trimestre (mars-mai) de l'exercice en cours devrait être de 12 à 14 cents, contre 11 l'an passé. Et les ventes sont attendues entre 146 et 150 millions, contre 120,1 millions un an plus tôt. Les prévisions des analystes correspondent à la valeur de haut de fourchette en termes de résultats, mais plutôt à celle du bas pour ce qui est des prévisions de ventes.Enfin, pour l'année entière, "nous continuons à prévoir une hausse des revenus de 10% pour notre coeur de métier et de 15 à 20% pour le chiffre d'affaires liés à la gamme de produits d'Adaytum", a expliqué Tom Manley, le directeur financier, lors d'une réunion de présentation, en ajoutant que le consensus pour l'exercice lui semblait "raisonnable". Le marché vise pour 2003/2004 un BPA de 91 cents (+9,6%), pour un chiffre d'affaires de 667 millions d'euros (+21%).Jeudi, une heure après l'ouverture de Wall Street, l'action Cognos gagne 7,25%, à 25,44 dollars. La nouvelle profite aussi à Business Object, un autre acteur du secteur. A la clôture de Paris, l'action du Français avance de 11,79%, à 17,45 euros.

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