Oberthur a redressé sa rentabilité en fin d'année

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"A la fin de l'année 2002, Oberthur Card Systems a commencé à voir les résultats des mesures prises au cours des dix-huit derniers mois". Les premiers mots du communiqué résument bien la tendance des résultats du fabricant de cartes à puce: les comptes se sont nettement améliorés entre le premier et le second semestres.C'est surtout vrai au niveau de l'opérationnel. Après une perte de 5,5 millions d'euros à fin juin, le résultat opérationnel a retrouvé le chemin de la hausse pour finir à +13,3 millions d'euros sur les six derniers mois de l'année. Une "performance meilleure qu'attendu car notre prévision s'établissait à 10 millions d'euros et celle du consensus à 11,1 millions", écrit Aurel-Leven qui ajoute qu'outre les efforts de restructuration, le groupe a aussi bénéficié de meilleures conditions d'achat de composants.En termes de résultat net, avant goodwill, le groupe est également repassé dans le vert. La perte de 16,5 millions du premier semestre a fait place à un bénéfice de 5,8 millions d'euros. Si l'on intègre le goodwill, le groupe reste déficitaire, mais nettement moins qu'au premier semestre (-6,3 millions contre -20,7 millions).Et Oberthur ne compte pas s'arrêter là. Grâce à la poursuite des réductions de coûts, il annonce que son résultat opérationnel et son Ebitda (proche de l'EBE) devraient être en 2003 "significativement plus élevés que l'année précédente".Le tableau pourrait donc paraître parfait. D'autant que le ratio d'endettement sur fonds propres a été ramené de 63 à 46% et qu'en réaction à ces chiffres, l'action gagne 9,84%, à 2,79 euros, à la clôture. Mais, en dépit de l'amélioration de ses comptes, Oberthur ne fait toujours pas l'unanimité.En premier lieu les analystes rappellent que le contexte reste tendu pour le groupe. Pour preuve, si le second semestre a été meilleur que le premier, les résultats annuels s'avèrent tout de même moins bons qu'en 2001. Le résultat d'exploitation a été divisé par 2,6, à 7,8 millions d'euros et la perte nette s'est creusée, de 21,7 à 27 millions d'euros.Enfin, les observateurs ne partagent pas tous la confiance d'Oberthur pour 2003. Aurel-Leven parle de pression sur les prix persistante. Ce à quoi Fideuram-Wargny ajoute la concurrence de Gemplus et le retard pris dans l'implantation de la norme de paiement EMV. Bref, les commentaires sont sévères, Fideuram-Wargny allant même jusqu'à parler de "la récession dans laquelle s'enfonce de plus en plus Oberthur Card Systems".

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