Thales porté par son activité militaire en 2002

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Thales aura finit l'année 2002 sur la même tendance que celle constatée au cours des mois précédents. C'est le pôle défense qui a tiré l'activité du groupe.En effet, si Thales a pu afficher un chiffre d'affaires annuel de 11,12 milliards d'euros (+8,3%), un peu inférieur aux attentes du consensus Multex de 11,17 milliards, c'est uniquement grâce à ses activités militaires. Confirmant leur dynamisme au quatrième trimestre, leur chiffre d'affaires annuel a augmenté de 18,5%, à 6,81 milliards d'euros. "La contribution des activités navales a enregistré une hausse particulièrement élevée, amplifiée par la facturation, à hauteur de 430 millions d'euros, de la coque de la première frégate livrée à l'Arabie Saoudite dans le cadre du programme Sawari II. Les activités de communications militaires et de défense aérienne affichent aussi des croissances soutenues", précise le communiqué.Et l'influence de la défense sur le chiffre d'affaires ne s'arrête pas là. Car ce sont encore les marchés militaires qui ont permis à la branche aviation - qui a souffert de la crise de l'aviation civile - de limiter la baisse de ses revenus à 1,4% (1,79 milliards d'euros).Quant au pôle technologies de l'information et services (IT&S), c'est sans surprise qu'il a continué à subir la déprime du secteur des télécoms. Conséquence: en un an, ses revenus sont passés de 2,62 milliards d'euros à 2,44 milliards.Bref, le principal élément à retenir de cet exercice 2002 de Thales, c'est que "les difficultés rencontrées par les activités civiles du groupe ont nettement renforcé l'exposition du groupe aux métiers de la défense", comme le relève Aurel-Leven. Thales indique lui-même que la part de son chiffre d'affaires réalisée dans le militaire est passée de 56 à 61%. La proportion atteint même 66% en intégrant les ventes du pôle aéronautique réalisées sur des marchés militaires.Et la tendance devrait se poursuivre en 2003 "car les activités aéronautiques civiles devraient connaître un nouveau déclin", estime Aurel-Leven. C'est en tout cas le seul élément dont on dispose pour cette année, le groupe ne donnant pas de perspective dans son communiqué.A la Bourse, la déception l'emportait vendredi à la clôture, face à un chiffre d'affaires légèrement inférieur aux attentes, car l'action reculait de 3,62%, à 23,44 euros. Mais ce lundi en fin d'après-midi, elle s'octroie 6,14 % à 24,88 euros, dans un marché rassuré par le discours apaisant des inspecteurs de l'ONU sur l'Irak.

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