Metaleurop baisse fortement à sa reprise de cotation

 |  | 359 mots
Lecture 2 min.
Après deux semaines de suspension -à la demande la COB et dans l'attente d'un communiqué-, la cotation des actions Metaleurop a repris ce mercredi à la Bourse de Paris. Et l'heure semble aux dégagements côté investisseurs. Après avoir été réservée à la baisse à l'ouverture, l'action affiche en fin de journée une baisse de 29,17%, à 0,34 euro.Comme attendu, c'est la publication d'un communiqué sur la santé financière du groupe qui a permis la reprise de cotation. Dans cette note, Metaleurop évoque la cession "de la partie zinc de l'usine allemande de Nodenham". Le prix brut de 100 millions de dollars est conforme à "l'attestation d'équité" de la banque Lazard, selon le communiqué, et devrait se traduire par une plus-value nette de 55 à 60 millions d'euros dans les comptes consolidés.Mais bien entendu, Metaleurop revient sur la procédure de redressement judiciaire à l'encontre de Metaleurop Nord, l'exploitant du site de Noyelles Godault -pour lequel aucun candidat à la reprise ne s'est manifesté. D'abord, le groupe tente de justifier sa décision de ne plus soutenir financièrement sa filiale. Evoquant l'hypothèse d'un recentrage sur le recyclage pour Noyelles Godault, il précise qu'"une étude, diligentée par un cabinet indépendant, a démontré que cette adaptation industrielle nécessiterait un besoin supplémentaire de financement de 50 millions d'euros, niveau incompatible avec les ressources du groupe".Quant à l'impact financier de la procédure de redressement judiciaire qui touche Metaleurop Nord, le groupe envisage deux solutions. Le coût d'une liquidation serait de 110 millions d'euros dans ses comptes consolidés 2002, tandis que la poursuite de l'activité entraînerait une perte de 70 millions d'euros.Par ailleurs, Metaleurop SA "entend démontrer le caractère non fondé" de la demande des administrateurs judiciaires aux fin d'extension à son encontre de la procédure de redressement judiciaire qui touche Metaleurop Nord. Quant à sa situation financière, le groupe précise avoir réduit son endettement, mais prévoit quelques turbulences à court terme. "Un besoin de trésorerie devrait apparaître avant la fin du mois de mars 2003", précise-t-il en estimant à 15 millions d'euros ses besoins jusqu'à la fin de l'année.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :