Nouvelle vague de restructuration chez Alstom

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Engagé dans une course au désendettement, Alstom, parallèlement aux cessions d'actifs, est décidé à réduire nettement ses coûts. Le 25 avril dernier, le groupe présentait un plan de restructuration européen des activités de la branche Power Turbo-Systèmes (énergie) qui devait se traduire par la suppression de 3.000 emplois au total. Pour la France, cette restructuration devait conduire à la disparition d'environ 600 postes. Mais lundi soir, la direction a prévenu que 1.153 emplois pourraient être supprimés dans l'Hexagone. Ces réductions d'effectifs toucheraient les sites de Belfort, Grenoble et la Courneuve. La direction d'Alstom explique que ces suppressions de postes "visent à adapter nos capacités de production à la forte détérioration du marché de la production d'énergie". Et ces suppressions d'emplois ne seront sans doute pas les dernières. Mardi matin, dans une conférence de presse, le nouveau PDG du groupe, Patrick Kron, a rappelé que le groupe devait "traiter des surcapacités dans les transports en Grande-Bretagne et au Canada et dans les locomotives en France". Il s'est néanmoins refusé à chiffrer ces surcapacités, se contentant d'indiquer que "des annonces seront faite dans différents pays et dans différents secteurs". Patrick Kron a par ailleurs donné une image plus précise du nouvel Alstom qu'il entendait créer : un groupe recentré sur l'énergie et les transports. Il a donc démenti toute cession de cette dernière activité à Siemens, contrairement aux rumeurs courant actuellement sur le marché. Son ambition est d'ailleurs d'amener cette division à doubler sa rentabilité opérationnelle en trois ans. En revanche, il a confirmé que le groupe était prêt à envisager l'adossement de son activité de chantiers navals à "des partenaires européens ou français". Le groupe traverse une période tourmentée caractérisée d'un côté par un chiffre d'affaires et des nouvelles commandes en baisse, et d'autre part par un endettement frôlant les 5 milliards d'euros (lire ci-contre). Accusant une perte annuelle de 1,38 milliard d'euros, Alstom multiplie les cessions dont la plus notable a été dernièrement la vente de son activité Turbines. Actuellement, le groupe cherche un repreneur pour l'un de ses "joyaux", sa division Transmission et Distribution, qui pourrait lui rapporter jusqu'à 2 milliards d'euros. Mardi, l'action a finalement repris 0,64% à 3,15 euros, après les déclarations de Patrick Kron.

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