12,5 milliards de dollars de commande pour Airbus

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Dans un climat économique difficile pour le secteur aérien (lire ci-contre), Airbus entrevoit un coin de ciel bleu. Ce matin, à l'occasion du Salon du Bourget, le constructeur aéronautique européen a annoncé que la commande de 21 A380 et de 20 A340-500 et 600 par la compagnie aérienne Emirates de Dubaï s'élève pour lui à 12,5 milliards de dollars. Le président d'Airbus, Nöel Forgeard, qui avait révélé dans un entretien paru lundi dans Le Figaro l'existence de cette commande, a fourni des précisions quant à l'état d'avancement du programme A380, ce nouvel appareil capable de transporter plus de 550 passagers. Après la commande d'Emirates, Airbus (EADS) compte 124 commandes fermes pour l'A380, dans lesquelles sont inclus 6 avions pour la Malaisie "qui sont en voie de finalisation", a précisé le patron d'Airbus. Selon le groupe européen, le seuil de rentabilité du projet sera atteint si le groupe a enregistré 250 commandes pour l'A380 en 2008. Pour l'instant, la moitié du chemin est parcouru.En marge du contrat signé avec Emirates, EADS, actionnaire à 80% d'Airbus, a délivré également quelques commentaires sur son activité. Après cette commande, l'avionneur est désormais certain d'atteindre son but en 2003, à savoir livrer 300 appareils, soit 20 de plus que son grand rival l'Américain Boeing. Par ailleurs, EADS a confirmé son objectif d'un retour à l'équilibre de sa branche espace en 2004. En 2002, cette branche a accusé une perte de 268 millions d'euros. Afin de quitter la zone rouge, Airbus a engagé un plan de restructuration de sa division Espace qui se traduit notamment par la suppression de 1.700 emplois cette année, en plus des 1.600 déjà annoncés en 2002. Pour ce qui est du secteur de la défense, EADS affirme viser une rentabilité de 10% du chiffre d'affaires. Le groupe entend faire le forcing sur ce segment et faire passer son chiffre d'affaires dans cette branche de 6 milliards d'euros en 2002 à environ 50 milliards d'euros en 2005, d'après Philippe Camus, co-président exécutif d'EADS. Pour y parvenir, le groupe a d'ores et déjà annoncé son intention de réorganiser une partie de ses activités défense au sein d'une nouvelle division baptisée "Defence & Security". Elle regroupera les activités d'électronique de défense, d'avions militaires et de télécommunications du groupe.A la Bourse de Paris, le titre EADS gagne 3,92% à 10,88 euros à la clôture.

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