Altadis supprime près de 1.300 emplois

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Altadis réduit la voilure. Le fabricant de cigarettes, issu de la fusion en 1999 du Français Seita et de l'Espagnol Tabacalera, met en place un projet de réorganisation de ses activités en France et en Espagne. Ce plan, qui sera mis en oeuvre entre le début de l'année prochaine et l'été 2005, affectera au total 1.678 personnes (701 en France et 977 en Espagne) et se traduira au final par 1.276 réductions nettes d'emplois sur un effectif total actuel de 20.670 salariés. Reclassements internes et mesures d'âge seront utilisés afin de réduire le coût social de cette restructuration.Dans son communiqué, Altadis souligne que ce projet "vise à préserver la compétitivité du groupe. Il intervient dans un contexte marqué par un ralentissement de la consommation de tabac et par une pression concurrentielle accrue dans une industrie caractérisée par des processus de concentration et de rationalisation des outils de production". Ce plan concerne les trois branches d'activités du groupe: cigarettes (marques Gauloises, Gitanes, Fortuna...), cigares et distribution.Outre des transferts de certaines unités de production, ce plan prévoit des fermetures d'usines. Les usines de Séville (cigarettes brunes) et Lille (cigarettes brunes et blondes) vont ainsi cesser leur activité en 2005. La fabrication des cigarettes brunes d'Altadis sera regroupée à Alicante en Espagne "où le marché est plus important qu'en France et en décroissance plus lente". Dans son communiqué, Altadis indique que "l'activité cigarettes brunes, concentrée sur les marchés espagnol et français est confrontée à un déclin structurel de la consommation qui s'accélère depuis début 2003". Au premier trimestre 2003, la part des ventes de cigarettes brunes dans le chiffre d'affaires de la division cigarettes est tombé à 27% contre 31% un an plus tôt.Pour Altadis, "cette baisse des volumes, qui entraîne une surcapacité de production croissante, ne peut être compensée par le développement des ventes de cigarettes blondes dont la consommation est appelée à stagner en raison du durcissement de l'environnement et des hausses de taxes en France". En conséquence, le groupe prévoit de transférer les fabrications de cigarettes blondes de Lille à Nantes et à Riom. En Espagne, le site de Tarragone fermera et ses productions seront reprises par l'usine de Logroño.Pour ce qui de la branche cigares (21% du chiffre d'affaires total au premier trimestre, numéro 1 mondial avec des marques comme Montechristo, Romeo y Julieta, Partagas) en proie elle aussi à une suracapacité de production, Altadis a décidé de fermer son usine de Morlaix en France et de Cadix en Espagne. Les productions de ces deux sites seront respectivement transférées à Strasbourg et à Santander. Enfin la branche logistique et distribution sera elle aussi redimensionnée avec la fermeture de la direction régionale de Lille et l'unité logistique de Dijon. A la Bourse de paris, l'annonce de cette restructuration laisse les marchés indifférents. Le titre Altadis cède 0,27% à la mi-séance à 21,97 euros.

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