Fiat pourrait supprimer 12.000 emplois

 |  | 525 mots
Ce n'est que jeudi que Fiat doit présenter les grandes lignes de son nouveau plan de relance. Mais d'ores et déjà, la presse se fait l'écho d'un certain nombre de mesures. Ce matin, le Wall Street Journal indique que le groupe italien devrait procéder à 12.000 suppressions d'emplois, principalement hors d'Italie. Parmi les filiales touchées, le quotidien cite CNH, entreprise américaine spécialisée dans les engins agricoles, Iveco (poids lourds et véhicules utilitaires), ainsi que Magneti Marelli (systèmes électroniques pour automobiles). Avant le week-end, la presse italienne avait avancé des chiffres un peu moins importants, en donnant une fourchette de 8.000 à 10.000 emplois supprimés. Outre les coupes dans les effectifs, qui viendraient s'ajouter aux mesures de chômage longue durée annoncées en octobre dernier et affectant plus de 8.000 personnes, ce plan comprendrait l'annonce d'une recapitalisation chiffrée à 4 milliards d'euros. Toujours selon les fuites parues dans la presse, ce plan devrait permettre de générer 800 millions d'euros d'économies. Ce plan industriel doit donner les orientations stratégiques de la nouvelle direction arrivée en février, avec Umberto Agnelli à la présidence et Giuseppe Morchio au poste de numéro deux (administrateur délégué). Le visage du nouveau Fiat commence tout de même à se dessiner après les cessions, réalisées ou en cours de réalisation, d'un certain nombre d'activités: Toro (assurances), Fidis Italia (finances) et Fiat Avio (motoriste aéronautique). Le nouveau périmètre du groupe est axé sur les métiers historiques de l'entreprise, à savoir l'automobile, les machines agricoles et de BTP, les véhicules industriels et les composants.Pour Fiat, il est désormais impératif de réussir ce redressement. Le groupe a accusé en 2002 une perte nette frisant les 4 milliards d'euros. Le premier trimestre 2003, marqué par le décès de Giovanni Agnelli, a été assez décevant : le chiffre d'affaires du conglomérat s'est effondré de 10% et la perte d'exploitation trimestrielle s'est montée à 342 millions d'euros. Pour le principal syndicat italien de la mécanique et métallurgie (Fiom-CGIL), Fiat serait aujourd'hui dans une situation de "pré-faillite". Le syndicat s'inquiète de la capacité du groupe à faire face à ses engagements financiers futurs. Selon le Fiom-CGIL, Fiat doit rembourser entre 2003 et 2007, 10,8 milliards d'euros d'obligations. Au 31 mars, l'endettement de Fiat s'élevait à 5,2 milliards d'euros.Pour se relancer, Fiat compte évidemment sur une amélioration des performances de sa branche auto. Cette dernière accumule les déconvenues - et les pertes - depuis plusieurs mois. Au premier trimestre de cette année, la division automobile de Fiat a affiché une perte opérationnelle de 334 millions d'euros, représentant 97% de la perte d'exploitation du groupe. Fiat Auto souffre d'un effondrement continu de ses ventes en Europe. Sur les cinq premiers mois de l'année, celles-ci ont chuté de plus de 14% par rapport à la même période de 2002, ramenant la part de marché de Fiat à 7,8% contre 8,7%. Pour amorcer cette renaissance espérée, Fiat Auto va mettre sur le marché trois nouveaux modèles dont le premier, l'Ypsilon, issu des usines Lancia, est présenté aujourd'hui.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :