Casino améliore sa marge grâce aux magasins de proximité

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Depuis plusieurs années, Casino avait habitué le marché à une croissance bénéficiaire de plus de 20%. Le distributeur n'a pas pu réitérer l'exploit l'année dernière, mais il enregistre tout de même en 2002 un résultat net (part du groupe) en hausse de 17,5% à 445,2 millions d'euros, contre 379 millions d'euros en 2001. Son résultat d'exploitation (Ebit) progresse de 13,2% à 966 millions d'euros contre 853,6 millions en 2001.Ces résultats sont légèrement supérieurs aux prévisions des analystes, qui attendaient un résultat net de 443 millions et un Ebit de 947 millions d'euros, mais un peu en retrait par rapport aux objectifs du groupe. En septembre, Casino avait indiqué attendre une hausse de son bénéfice net 2002 du même ordre que les +18,8% du premier semestre. En 2002, la marge opérationnelle du groupe s'est améliorée à 4,2% contre 3,9% en 2001, grâce à une très bonne performance dans l'Hexagone. En France, qui représente 77% du chiffre d'affaires et 94% du résultat d'exploitation, Casino enregistre une hausse de l'Ebit de 17,5% à 911,7 millions d'euros, et une marge opérationnelle de 5,2% contre 4,7% en 2001.En revanche, les résultats sont médiocres à l'international - qui représente 6% du résultat d'exploitation mais 23% des ventes - où l'Ebit a reculé de 9,7% (à taux de change constants). Dans un communiqué, le distributeur souligne que "si tous les formats ont connu une amélioration de leur marge, la forte progression du résultat d'exploitation est principalement due à la contribution des formats de proximité (supermarchés, supérettes, Monoprix) - +24,6% -, et de discount - +23,5% -, dont le développement est au coeur de la stratégie du groupe". Très surveillé par les marchés, l'endettement financier net du groupe représente, en 2002, 3,5 fois son cash-flow au lieu de 3,8 fois en 2001. La dette financière est 2,6 fois supérieure à l'Ebitda (contre 2,5 fois en 2001). "Malgré le fort impact négatif des taux de change au cours de l'exercice, Casino a atteint ses objectifs de structure financière à fin 2002", estime le groupe, qui proposera pour 2002 un dividende accru de 16,9%, à 1,80 euro par action.Priorité aux investissements en France en 2003 Quant à l'avenir, le groupe s'abstient de confirmer ses anciens objectifs mais en délivre de nouveaux avec des indicateurs différents. Jusqu'ici, il visait une croissance moyenne annuelle de 10% de son chiffre d'affaires et de 20% de son bénéfice net jusqu'en 2005. Désormais, il prévoit une hausse organique de ses ventes (à périmètre et changes constants) "supérieure à 6%" en 2003. Le résultat d'exploitation et le résultat courant devraient connaître une progression "comparables à celles de 2002". En 2003, Casino compte encore donner la priorité à la France en lui consacrant les trois-quarts des 750 millions d'euros d'investissement prévus. Le groupe a dévoilé un programme d'ouvertures soutenu en France sur la période 2003-2005, avec 520.000 m2 supplémentaires (+18%), surtout des magasins de proximité qui ouvrent souvent en franchise, sans coûter grand chose au groupe. A l'étranger, le PDG Christian Couvreux veut faire le ménage en éliminant les foyers de pertes: il compte prendre "les mesures nécessaires" concernant les activités déficitaires de sa filiale américaine Smart and Final, poursuivra une réorganisation drastique en Pologne où le groupe a perdu 23,5 millions d'euros en 2002, et attend un retour aux bénéfices du hollandais Laurus, dont il a acquis 38% du capital. Par ailleurs, interrogé par l'AFP sur d'éventuels rachats d'actifs du groupe Ahold, Christian Couvreux a expliqué que si des actifs se présentent, il "regardera le dossier avec deux critères: Casino ne s'implantera pas dans de nouveaux pays" et le groupe décidera "à l'aune du retour sur investissement". "On ne surpaiera pas pour grandir mais dans certains pays, compte tenu de la baisse des monnaies, comme en Argentine, il y aura probablement des opportunités d'acheter pour pas cher", a-t-il ajouté. Devant la forte hausse du résultat net et malgré un endettement encore élevé à 109% des fonds propres, le marché a apprécié la bonne santé du groupe. Ce mercredi, l'action était en tête du palmarès du SRD et progressait de 7,24% à la clôture, dans un marché en nette baisse.

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