La SEC se rebiffe

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Mal gérée, sans moyens, en retard d'une mode : les commentaires sur la Securities and Exchange Commission n'ont jamais été laudateurs. Et le nouveau président, William Donaldson, en poste depuis sept mois seulement, a encore du mal à prendre la main. Tout récemment, il s'est fait coiffer au poteau par sa bête noire, Eliott Spitzer, le procureur général de l'Etat de New York, qui a lancé une offensive sur les fonds mutuels et leurs activités de trading. Mais pour la première fois, il s'est rebiffé contre les initiatives lancées par certains procureurs. Et en public. Il y a quelques jours, le patron de la SEC a ainsi critiqué le procureur général de l'Oklahoma, Drew Edmondson, qui a inculpé l'ancien patron de ce qui s'appelait auparavant WorldCom (rebaptisé depuis MCI) pour avoir cherché à gruger les investisseurs. Car les anciens dirigeants de WorldCom sont déjà dans le collimateur des autorités boursières depuis des mois. "Les autorités de l'Etat ne se sont pas rapprochées de la SEC pour cette affaire, et je pense que cela n'est pas une bonne chose", a ainsi déclaré William Donaldson. Même coup de règle sur les doigts d'Eliott Spitzer : "j'aurais aimé qu'il nous en parle avant", a-t-il déclaré, l'air pincé, même s'il avait d'abord pris soin de féliciter le procureur pour son enquête concernant les fonds mutuels. La SEC aime et doit travailler avec les procureurs des Etats, a-t-il insisté, car le manque de coopération entre les diverses institutions est dangereux. Si le patron de la SEC regrette la politisation qui colore les relations entre les autorités fédérales et celles des Etats, il est clair pour lui que les lois concernant la Bourse doivent être écrites et décidées à Washington. "Nous ne tolérerons pas une telle Balkanisation", a-t-il prévenu, pas content, mais alors pas content du tout...

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