Wall Street redoute une guerre longue

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Alors que les Etats-Unis s'apprêtent à envoyer de nouvelles troupes en renfort sur le sol irakien, les investisseurs redoutent que le conflit s'enlise. George W. Bush, le président américain, ne s'en cache d'ailleurs plus. Les troupes américano-britanniques, qui devaient rallier Bagdad en quelques jours, rencontrent des conditions climatiques défavorables et une résistance certainement plus organisée que prévu, alors que les bombardements se poursuivent sur la capitale. Le Fonds monétaire international (FMI) a pour sa part tiré le signal d'alarme, estimant qu'une guerre prolongée en Irak pourrait saper la fragile reprise économique et renforcer encore un peu plus la morosité des marchés financiers.Des mots suivis de faits. En clôture, le Dow Jones perd 0,35% à 8201 points, le Nasdaq 0,23% à 1384 points. Toute la séance, les indices sont restés dans le rouge, même s'ils ont réduit leurs pertes en fin de séance. Le dollar a mécaniquement repris du terrain sur la devise européenne, qui s'échange en fin de soirée, heure de Paris, à près de 1,07 dollar. Le pétrole, lui aussi, est à la hausse, à la faveur des craintes géopolitiques et d'affrontements interethniques au Nigeria, pays membre de l'OPEP. Les statistiques du jour ont pourtant été bonnes. La croissance du produit intérieur brut américain (PIB) a été confirmée à 1,4 % au quatrième trimestre 2002. Par ailleurs, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont baissé de 25.000 à 402.000 au cours de la semaine achevée le 22 mars, plus fortement que prévu.Du côté des valeurs, beaucoup de perturbations pour le secteur de l'aéronautique. Continental Airlines s'attend à une perte "importante" au premier trimestre 2003 et sur l'ensemble de l'exercice. Elle pâtit également de l'augmentation des coûts en matière de sécurité. Le titre chute de 7,64 % à 5,44 dollars. US Airways, déjà en redressement judiciaire, va quant à elle réduire de 4 % le nombre de ses départs transatlantiques et intérieurs pour répondre à la baisse de la demande provoquée par la guerre en Irak. Autre secteur qui pourrait souffrir de la guerre en Irak, l'informatique. Selon l'analyste de Thomas Weisel Partners, les ventes d'IBM pourraient s'en ressentir. Le spécialiste a revu en baisse ses prévisions de bénéfices trimestriels. L'action tient, en ne cédant que 0,12 % à 81,45 dollars.ChevronTexaco abandonne 0,88 % à 65,22 dollars. Le pétrolier a prévenu qu'il allait inscrire environ 300 millions de dollars de provisions dans ses comptes trimestriels.Steel Technologies ne tiendra pas ses objectifs. Le résultat trimestriel sera inférieur au consensus d'analystes, reconnaît le métallurgiste. L'action chute de 8,08 % à 9,10 dollars.Une valeur résiste à la morosité ambiante, Tommy Hilfiger. Le titre bondit même de 23,94 % à 7,13 dollars. Selon le Wall Street Journal, Jones Apparel Group aurait engagé des discussions pour acheter le groupe de prêt-à-porter masculin. Denis LantoineCopyright Invest

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