La Banque de France confirme la reprise de l'activité

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Engagée en fin d'année dernière, la reprise de l'économie française semble sur les rails. Les experts de la Banque de France (BdF) en sont pour leur part convaincus et ils pronostiquent une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,5% au premier trimestre de cette année et d'encore 0,5% au deuxième trimestre. Selon ces perspectives, l'acquis de croissance à la fin du premier semestre (ce que serait la croissance moyenne de l'année si le PIB trimestriel n'augmentait ou ne régressait pas après ces deux premiers trimestres) serait de 1,3%. L'hypothèse gouvernementale d'une croissance de 1,7% cette année paraît, dans ce contexte, un objectif tout à fait réalisable.Outre ces prévisions, la BdF a mené comme chaque mois une enquête auprès des chefs d'entreprises de l'industrie. Selon les patrons interrogés, l'activité industrielle a connu en février "une expansion modérée". L'indicateur du climat des affaires dans l'industrie est remonté en février à 101 après 99 en janvier, et 96 en février 2003. Les carnets de commandes sont ainsi "très voisins du niveau estimé comme normal", souligne la BdF. Les secteurs des biens de consommation et des biens d'équipement ont été les plus dynamiques.Cette meilleure orientation de l'activité n'a pour l'instant pas bénéficié à l'emploi. Les effectifs industriels ont poursuivi leur repli. Mais une éclaircie est annoncée puisque les économistes de la Banque de France notent une légère amélioration des perspectives d'embauche. Au vu des statistiques de l'Unedic du quatrième trimestre 2003, rien ne laisse pour l'instant présager du rebond prédit par la BdF. Durant cette période, l'emploi dans l'industrie s'est encore dégradé avec une baisse de 0,6% et 20.800 postes de moins.L'embellie annoncée par la Banque de France apporterait une véritable bouffée d'oxygène à un secteur, première victime du ralentissement économique traversé par la France. L'an dernier, l'emploi salarié dans le secteur concurrentiel en France a baissé de 0,3% en France soit 51.700 postes supprimés, selon le ministère du Travail. Or c'est bien dans l'industrie que les coupes les plus franches ont été pratiquées avec, d'après l'Unedic, la disparition de 92.600 emplois en un an (-2,4%) alors que la construction et le tertiaire enregistrent des créations nettes respectives de 10.800 et 33.100 emplois.

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