Jacques Chirac annonce de nouvelles initiatives pour l'emploi et l'investissement

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jacques Chirac ne mégote pas sur les annonces ces derniers jours. Après avoir créé la surprise le 31 décembre en réclamant au gouvernement une grande loi de mobilisation pour l'emploi, le chef de l'Etat a multiplié les souhaits et exigences pour les mois voire les années à venir. Dans le droit fil de la priorité donnée à l'emploi, le président de la République, qui présentait mardi matin ses voeux aux "forces vives" du pays (syndicats, patronat, associations), a d'abord annoncé que les entreprises seraient exonérées de taxe professionnelle sur leurs nouveaux investissements pendant 18 mois, avant le remplacement de cette taxe "par un nouveau dispositif qui ne pénalise pas l'industrie".Ce dispositif aura pour objectif de "libérer la capacité d'investissement de nos entreprises", a ajouté le chef de l'Etat, qui a rappelé que "le défi collectif pour les prochains mois, c'est de consolider et d'amplifier le redémarrage économique pour qu'il se traduise par un recul durable du chômage". Jacques Chirac, qui a demandé au gouvernement "un plan d'action volontaire contre la désindustrialisation" afin de sauvegarder l'emploi en France, a par ailleurs précisé que la loi de mobilisation pour l'emploi sera soumise au Parlement "dans les prochains mois" après concertation avec les partenaires sociaux.Toujours sur le court terme, le président de la République a assuré que "la baisse de l'impôt sur le revenu se poursuivra" au cours des prochaines années et "sera orientée par priorité vers les dispositifs accompagnant les grandes réformes du pays, comme l'épargne retraite ou l'accès à une protection maladie complémentaire". Jacques Chirac s'était engagé avant sa réélection à baisser l'impôt sur le revenu de 33% d'ici à 2007. Mais le chef de l'Etat s'est aussi engagé à réduire parallèlement le déficit budgétaire. "Cette baisse (des impôts) doit accompagner la réduction des déficits publics, dont le niveau actuel ne peut être que temporaire. Elle trouvera donc son financement et des gages de pérennité dans la maîtrise résolue des dépenses et la modernisation de nos services publics". Autre chantier prioritaire, qui devrait beaucoup mobiliser les partenaires sociaux, la réforme de l'assurance maladie. Le président de la République a fixé le cap en donnant comme objectif un "retour à l'équilibre d'ici la fin de la législature", soit 2007. La tâche est ambitieuse puisque le déficit prévu de l'assurance-maladie en 2004 doit être de 10,9 milliards d'euros. Le calendrier et la méthode pour mener à bien cette réforme sont connus: le gouvernement dispose de 6 mois pour présenter un projet de loi après une concertation avec les différents acteurs de ce dossier.Le chef de l'Etat a également saisi l'occasion de la traditionnelle cérémonie des voeux pour appeler de ses souhaits une nouvelle loi d'orientation de la recherche afin que ce texte soit adopté avant "la fin de l'année 2004". "D'ici 2010, notre effort national de recherche, tout compris, devra être porté d'un peu plus de 2% à 3% du PIB. C'est vital pour notre avenir", a déclaré Jacques Chirac. Sur un tout autre terrain, le président de la République a aussi indiqué que l'objectif du gouvernement était de construire 80.000 logements sociaux chaque année à partir de 2004, au lieu de 55.000 en 2003.

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