Le pétrole a nourri l'inflation américaine en mai

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C'est bon et mauvais à la fois. Si la hausse des prix à la consommation américains en mai, de 0,6% sur un mois, est la plus importante enregistrée depuis janvier 2001, les prix de base, qui excluent l'énergie et les denrées périssables, sont en revanche restés plus sages, en hausse de seulement 0,2%. Sans les prix de l'énergie, les deux hausses auraient donc été limitées. Les analystes tablaient jusqu'à présent sur une inflation de 0,4 ou 0,5% en mai. Mais la forte hausse des cours du pétrole, qui s'est traduite aux Etats-Unis par une hausse de plus de 8% du prix de l'essence à la pompe en un mois, a eu un impact plus fort qu'attendu. Par ailleurs, le prix du fioul domestique a augmenté de 3,5%, et celui du gaz de 1,2%.Reste que les chiffres de l'inflation sous-jacente (+0,2% pour les prix de base) ont été bien accueillis par les analystes. La flambée des prix du pétrole, qui augmente les charges de transport, affecte en effet tous les prix à la consommation. Vu la hausse de 8% du prix de l'or noir, celle des prix des produits de base apparaît finalement très modeste. Selon Marie-Pierre Ripert, économiste chez CDC Ixis, la Fed va probablement être rassurée par la hausse modérée de certaines composantes essentielles de l'indice (loisirs, communication, autres biens et services...). De sorte que la hausse des taux d'intérêt directeurs prévue le 29 juin prochain, pourrait, pour cette fois au moins, rester limitée dans son ampleur. Depuis la semaine dernière et l'intervention d'Alan Greenspan lors d'une conférence monétaire à Londres (lire ci-contre), les opérateurs de marchés redoutaient un relèvement des taux d'intérêt finalement plus rapide que prévu.Intervenant devant le Sénat américain ce mardi, le président de la Fed a justement commenté la politique à venir de l'institution, indiquant que la hausse des taux devrait être "mesurée" compte tenu d'une inflation limitée dans les mois qui viennent. Il a cependant ajouté que la Réserve fédérale pouvait changer d'avis (augmenter plus fortement les taux) si son sentiment en matière de hausse des prix évoluait.Le marché a par ailleurs bien accueilli cet après-midi la publication de l'indice de confiance des consommateurs américains, calculé par l'Université du Michigan, qui ressort en forte hausse de cinq points au mois de juin, à 95,2 points. Les analystes s'attendaient à un indice stable, notamment en raison de la forte hausse du prix de l'essence.A New York, l 'indice Dow Jones s'affichait, vers 19h00 heure de Paris, en hausse de 0,82%, le Nasdaq gagnant quant à lui quelque 1,2%.

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