Reagan et Bush, même combat

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"Faites tomber ce mur !", avait demandé le président Ronald Reagan en visite à Berlin. Et le mur était tombé peu après. Depuis l'annonce du décès de l'ancien président, les Américains se prennent à rêver. Et si l'on pouvait, dans ce contexte d'enlisement en Irak et de menace inflationniste, renouer avec la réussite de Ronald Reagan, avec cet optimisme qui lui a fait déplacer des montagnes ? Il est vrai que les ressemblances politiques entre George Bush et Ronald Reagan ne manquent pas. Même volontarisme, exprimé par exemple par l'actuel président dans ses discours sur l'Irak, même conservatisme, même convictions, surtout religieuses, mais aussi en matière de libéralisme économique, même volonté de baisser les impôts, et enfin même poursuite d'un démon à abattre - le communisme pour Ronald Reagan, le terrorisme pour George Bush - avec comme corollaire, dans les deux cas, des déficits abyssaux, dus notamment aux dépenses militaires - guerre des étoiles pour Reagan, aventure irakienne pour Bush. Si, aujourd'hui, les optimistes ne veulent voir dans Reagan que l'ange gardien du capitalisme et l'architecte de l'envolée de la Bourse dans les années 1980, il reste à savoir comment les choses vont évoluer pour George W. Bush. S'inscrira-t-il dans l'Histoire américaine, ou au moins, dans l'opinion publique, comme celui qui a réussi aussi bien que Reagan ? Encore faudrait-il qu'il parvienne à instaurer la paix en Irak. Mieux, ouvrira-t-il la voie, à l'image d'un Ronald Reagan, à une transformation, non pas des pays communistes, mais des pays arabes et musulmans, comme il l'ambitionne ? Réussira-t-il à rendre le monde plus sûr ?Difficile à dire. Pour l'heure, les choses ne sont pas très bien engagées. L'actuel président américain n'est pas à l'abri d'une nouvelle crise en Irak, surtout après la passation de pouvoir à un gouvernement intérimaire le 30 juin prochain. Et l'économie américaine n'est pas non plus à l'abri d'une nouvelle envolée des cours du brut. Enfin, la Bourse pourrait être menacée par une hausse des taux, rendue nécessaire précisément pour combattre l'inflation née de la hausse du prix de l'or noir.

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