La vigueur de la reprise outre-Rhin suscite toujours des doutes

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Les milieux financiers outre-Rhin restent très circonspects quant à l'ampleur du rebond de l'économie allemande. Pour le cinquième mois consécutif, l'indice Zew, qui mesure les attentes à six mois des conjoncturistes et des analystes financiers, s'inscrit en recul: moins 3,3 points en mai à 46,4. Pour Evariste Lefeuvre, économiste chez CDC Ixis, ce nouveau repli peut être principalement attribué à la combinaison de deux facteurs aux impacts négatifs: la chute des cours sur les marchés boursiers d'une part, et l'explosion des cours du pétrole d'autre part. Dès hier, dans son rapport annuel, la Bundesbank avait émis des doutes sur la solidité de la reprise économique en Allemagne, soulignant que cette dernière n'était tirée que par les exportations et que la demande intérieure restait atone. La banque centrale s'était également inquiétée de la flambée des prix de l'or noir, qui constitue à ses yeux un "risque" pour la croissance mondiale. En conséquence, malgré une hausse du PIB au premier trimestre supérieure aux attentes (+0,4%), l'économie allemande ne semble pas engagée sur la voie d'une reprise dynamique. A cet égard, l'OCDE, dans la dernière livraison de ses perspectives économiques, est restée très prudente vis à vis de la première économie de la zone euro, la croissance de cette dernière, comme celle de l'Italie, étant qualifiée "de particulièrement hésitante". Les experts de l'OCDE pronostiquent d'ailleurs pour l'année en cours une croissance d'à peine 1,1%. Le gouvernement allemand est pour sa part un tout petit peu plus optimiste avec une prévision de 1,5%.

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