Un cas de Sras confirmé en Chine

 |  | 408 mots
Lecture 2 min.
Le retour du Sras est finalement confirmé. Lundi matin, après une semaine de dénégations, le ministère chinois de la Santé a confirmé que l'homme de 32 ans hospitalisé depuis la mi-décembre à Canton était bien atteint du Sras. L'information a été également confirmée quelques minutes plus tard par l'OMS. Selon Pékin, "l'état du malade est stable et sa température normale". Sur les 81 personnes qui avaient eu des contacts avec lui et qui étaient placées en observation, 17 restent hospitalisées. La semaine passée, un responsable local avait confirmé auprès de la presse la présence d'un cas de Sras à Canton, mais l'OMS et Pékin avaient insisté sur le fait qu'il ne s'agissait que d'un cas "suspect". La région de Canton est une zone sensible pour la maladie, car c'est ici qu'elle est apparue en novembre 2002. Le dernier cas de Sras remonte dans la région au 25 juin 2003. L'origine de la contamination de ce malade, un producteur de film qui n'avait aucun contact avec les milieux médicaux travaillant sur la pneumopathie, reste inconnue. Mais selon le docteur Zhong Nanshan, un spécialiste chinois du Sras, le coronavirus présent dans le malade de Canton "appartient à la même souche, mais est différent de celui de l'an dernier". "Cela indique qu'un autre sous-groupe du coronavirus du Sras est passé d'animaux sauvages à l'homme au cours des derniers mois". Du coup, les autorités de Canton entendent mettre fin au marché des animaux sauvages dans la région, notamment celui des civettes. Les marchés vendant ces animaux, fortement suspectés d'être à l'origine du virus, ont été fermés et la province de Canton prévoit l'abattage de 10.000 civettes. Une décision qui laisse perplexe l'OMS, qui craint que les ventes de civettes se poursuivent "dans la clandestinité". En tout cas, la crainte du Sras pourrait, comme l'an passé, toucher toute l'Asie. Plusieurs cas de pneumopathie sont ainsi suspectés hors de Chine. Aux Philippines, une domestique rentrée de Hong Kong récemment et sa famille ont été isolés suite à de fortes fièvres. En Malaisie, une femme qui rentrait également de Chine a été mise en quarantaine. Pour le moment, cependant, il n'y a pas de panique en Extrême-Orient. Les marchés boursiers restent optimistes et concentrés sur la reprise. Lundi à Hong-Kong, l'indice vedette a gagné 1,57% et à Tokyo, le Nikkei a progressé de 1,39%.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :