PeopleSoft rejette de nouveau l'OPA d'Oracle

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Comme prévu, le conseil d'administration de PeopleSoft a rejeté la nouvelle offre de rachat hostile émanant d'Oracle. Le 15 mai, le numéro deux mondial des logiciels a révisé en baisse de 1,7 milliard de dollars sa proposition de rachat, désormais estimée à 7,7 milliards, et cela en raison de la chute du cours de l'action. Mais le conseil de PeopleSoft "recommande unanimement" à ses actionnaires de refuser cette nouvelle offre, qui se monte à 21 dollars par titre (contre 26 dollars auparavant). Pourtant, cette offre représente encore une jolie plus-value, l'action de PeopleSoft étant en effet cotée à 18,02 dollars mardi soir à la clôture de la Bourse de New York.Oracle s'entête donc toujours. Depuis un an, le groupe tente de convaincre les actionnaires et la direction de PeopleSoft du bien-fondé de sa proposition. Las, la direction s'y est toujours opposée et vient de le confirmer une fois de plus. Le conseil a déclaré avoir fait sa recommandation après "un examen minutieux avec ses conseillers financiers et juridiques et avec les administrateurs indépendants" constituant le comité spécialement chargé d'étudier ces questions de rachat. "L'offre réduite est inadéquate et ne reflète pas la réelle valeur de PeopleSoft", a ajouté l'éditeur de logiciels. Les banquiers de Citigroup Global Markets et Goldman Sachs ont également indiqué qu'elle était "inadéquate d'un point de vue financier". En outre, "il y a de fortes chances que la transaction tombe sous le coup de la loi antitrust".Le projet de fusion a en effet subi les foudres du ministère américain de la Justice (DoJ), qui craint un net appauvrissement de la concurrence sur le marché des logiciels professionnels. La Commission européenne a de son côté suspendu, par manque d'informations, les délais de son enquête sur cette OPA hostile. Oracle reste déterminé et a décidé de contre-attaquer face au DoJ: l'entreprise ira défendre son projet devant la justice fédérale de Californie dans un procès censé débuter le 7 juin.Comme il l'a déclaré à La Tribune lors de son récent passage à Paris, Jeff Henley, le directeur financier et président d'Oracle, pense que "la prochaine étape est notre action en justice contre la plainte du DoJ. Après trente jours d'audience, la délibération devrait intervenir courant août. Si la décision nous est favorable, Bruxelles ne pourra que donner son aval."

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