Siemens veut doubler ses ventes en Chine d'ici trois à cinq ans

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Siemens mise sur la Chine. A l'instar de nombreuses grandes entreprises internationales, le groupe allemand entrevoit dans le marché chinois son nouvel Eldorado. Après avoir déjà investi 5,4 milliards d'euros dans le pays du milieu, il vient ainsi d'annoncer l'investissement à court terme d'un milliard d'euros, principalement dans la téléphonie mobile. Il compte également sur les problèmes énergétiques de la Chine et sur la construction de réseaux ferrés pour remporter de nouveaux contrats. D'importantes ambitions pour un marché où les ventes réalisées pendant l'exercice 2002/2003 (2,8 milliards d'euros) ne représentaient que 3,8% des revenus mondiaux de l'entreprise.Siemens compte, dans les trois à cinq ans à venir, doubler le chiffre d'affaires annuel de 4 milliards d'euros attendu en Chine pour l'exercice en cours. Premier cadre de son offensive: la téléphonie mobile. Le numéro quatre mondial du secteur n'occupe pour l'instant que la neuvième place en Chine, avec 14 millions de combinés vendus chaque année. Ce mois-ci, il vient de signer un accord de distribution avec le premier producteur de mobile national, Ningbo Bird. Son directeur général Heinrich von Pierer compte ainsi faire profiter de la présence de ses produits dans les 30.000 boutiques de son nouveau partenaire pour vendre 20 millions de téléphones en Chine en 2005. Autre motif d'espoir: la future arrivée de la 3G en Chine. Siemens espère ainsi accroître la vente de ses équipements de réseau d'ici au début de l'année prochaine. La formation d'une joint-venture avec le chinois Huawei en février lui permet de tester la norme chinoise de téléphonie haut-débit, la TD-SDCMA, parallèlement à sa concurrente, la W-CDMA, aux côtés de China Telecom. Mais Heinrich von Pierer prévient que la Chine ne veut pas se faire forcer la main. Elle se mettra à la 3G "à son rythme."Le marché chinois de l'énergie, le troisième marché mondial, estimé à 195 milliards d'euros, attise également l'appétit de Siemens. La pénurie électrique que connaît actuellement le pays pourrait lui être très profitable: "il est nécessaire d'accélérer en urgence la construction de nouvelles centrales afin de satisfaire les besoins croissants de l'économie chinoise." Siemens a ainsi créé une joint-venture avec le chinois XJ Electric pour la production de systèmes de transmission d'électricité de haut-voltage. Ultime grand marché pour Siemens, la construction ferroviaire. Ses treize bureaux emploient 30.000 personnes en Chine, qui ont notamment travaillé sur le train à propulsion magnétique mis en place à Shanghai. Ce contrat pouvant en entraîner d'autres, le géant allemand s'est mis en lice sur certains des plus gros contrats de la planète, parmi lesquels les lignes Shanghai-Pékin et Shanghai-Hangzhou.

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