Siemens divise par deux sa part dans Infineon

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Siemens poursuit son désengagement dans Infineon entamé voici trois ans. Le conglomérat allemand a mis en vente 150 millions de titres sur le marché, une transaction qui devrait lui rapporter environ 1,8 milliard d'euros quand elle aura été conclue. Au terme de l'opération, Siemens ne détiendra plus que 19% de la société, contre 39,7% jusque là selon les données fournies par Bloomberg. C'est la banque Citigroup qui est chargée d'écouler les titres, pour un prix initialement estimé entre 12 et 12,25 euros. Mais selon des sources citées par Reuters, la banque aurait revu ses ambitions à la baisse, et finalement les titres auraient été cédés pour 11,75 euros, et Citigroup aurait perdu 37 millions d'euros. Infineon est une pure création de Siemens. En pleine explosion du marché des semi-conducteurs, Siemens a filialisé cette activité en 1999 afin de la mettre sur le marché. Ce qui sera fait l'année suivante pour 29% du capital. L'introduction réalisée au printemps 2000 connaît d'ailleurs un énorme succès, le cours doublant par rapport au prix d'introduction dès la première séance. Très vite, Siemens fait part de sa volonté de se désengager du secteur des semi-conducteurs, par nature très cyclique, et se met à la recherche d'investisseurs. En décembre 2001, Siemens passe sous la barre des 50% dans le capital d'Infineon, ce qui lui permet de déconsolider la filiale. Au début de l'année suivante, le groupe vend encore 40 millions de titres. La dernière vente date de mars 2003: Siemens écoule encore 36 millions de titres, ramenant sa part du capital de 44,7 à 39,7%. A terme, l'objectif du conglomérat est de réduire sa participation à zéro.A Francfort, le titre Infineon recule de 6,67% en fin de séance à 11,61 euros, tandis que Siemens cède 1% à 67,01 euros.

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