La rentabilité du pôle médias de Lagardère s'accroît

Lagardère a nettement dépassé les attentes avec ses résultats 2003. Le phénomène est flagrant lorsque l'on s'intéresse au bénéfice d'exploitation, passé de 440 à 671 millions d'euros en un an, alors que les analystes interrogés au préalable par Reuters ne visaient en moyenne pas plus de 521 millions d'euros.Principal contributeur au résultat d'exploitation, le pôle médias a vu progresser son bénéfice de 11%, à 427 millions d'euros (la prévision du groupe était une croissance à deux chiffres). Conséquence: sa marge d'exploitation est passée de 4,8% à 5,4%. "Dans des marchés aux dynamismes inégaux, la nette progression de la marge d'exploitation de Lagardère Media souligne la qualité de son portefeuille d'activités (...) et nous conforte dans la poursuite de notre politique de réduction des coûts et d'accélération de la croissance", a déclaré Arnaud Lagardère, le gérant commandité de la société.Reste que ce n'est pas là que le groupe a véritablement surpris. Car les analystes, conscients de la bonne tenue de la branche médias, attendaient pour elle un résultat d'exploitation de 425 millions. En fait, c'est dans ses activités annexes que Lagardère a créé la surprise. Or, ces activités annexes sont essentiellement constituées de la participation dans EADS. Celle-ci lui a apporté une contribution au résultat d'exploitation de 232 millions d'euros contre 63 millions un an plus tôt. L'abandon de la branche automobile (qui avait réalisé un bénéfice opérationnel de 7 millions d'euros en 2002) aura donc été très largement compensé.Ce résultat d'exploitation en hausse, aidé par un résultat financier lui aussi en net redressement, a naturellement profité au bénéfice net. Déficitaire de 291 millions d'euros en 2002, le groupe a terminé l'exercice 2003 sur un résultat positif de 334 millions d'euros. Là encore, c'est mieux qu'attendu par les analystes, dont le pronostic moyen était de 180 millions d'euros.Enfin, le groupe dit avoir fait des progrès en matière d'endettement. En incluant le financement de l'acquisition d'Editis, le taux d'endettement a été ramené de 45,3% à 21,3% entre juin et décembre 2003.Pour l'année 2004, le résultat d'exploitation de la branche médias devrait croître de 2 à 6% à périmètre constant. La hausse pourrait même s'avérer un peu plus soutenue. Mais pour cela, il faudra que l'économie redémarre au second semestre 2004. Cette prévision s'entend hors Editis dont le processus de cession sera engagé début avril. Arnaud Lagardère s'est dit assez optimiste "sur le nombre d'acheteurs et le chiffre [ndlr: le prix proposé]" pour les 60% de l'ex-VUP que la Commission européenne lui a demandé de céder.En Bourse, malgré des chiffres plutôt flatteurs, le titre fait grise mine, comme l'ensemble du marché. En fin de journée, il perd 3,2%.

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