Snecma en Bourse avant l'été

Ce devrait être avant l'été. Mardi, le gouvernement a annoncé son intention de céder une part "substantielle et minoritaire" du capital du groupe Snecma avant l'été 2004 en vue d'une introduction en Bourse."Les perspectives du marché de l'aéronautique se sont améliorées et Snecma a fait la preuve de sa capacité à résister à une conjoncture difficile. Snecma participe aujourd'hui à la reprise du secteur en s'appuyant sur ses équipes, sur ses produits de haute technologie, sur une situation financière saine et une rentabilité maintenue malgré la crise", a indiqué le ministère des Finances.Bien entendu, le communiqué souligne que cette ouverture du capital ne se fera que si "les conditions de marché le permettent". En conséquence, excepté un revers subit des marchés, rien ne devrait venir entraver le chemin du groupe en direction de la Bourse. Prévue dès juin 2001 par le gouvernement Jospin, l'entrée en Bourse de Snecma avait été compromise par les attentats du 11 septembre et la crise du secteur aérien qui en avait résulté.Jean-Paul Béchat, le patron de Snecma dont le mandat s'achève en juillet, doit en tout cas être satisfait, lui qui avait récemment appelé le gouvernement à ouvrir rapidement le capital de son groupe. Car jusqu'ici, les pouvoirs publics s'étaient contentés d'indiquer que rien n'aurait lieu avant les élections régionales du printemps prochain. Reste à savoir quelle part du capital sera offerte aux investisseurs et à quel prix. Cette part "substantielle et minoritaire" risque de ne pas atteindre les 40 à 50% réclamés par Jean-Paul Béchat. Quant au prix, le PDG du groupe rappelait il y a un mois que les banques qui ont approché le dossier évaluaient la capitalisation "dans une fourchette de 5 à 6 milliards d'euros".L'annonce de l'ouverture rapide du capital devrait relancer les spéculations sur le rôle que pourrait y jouer General Electric. Le conglomérat géant américain, qui travaille déjà avec Snecma dans le cadre d'une joint-venture, a publiquement manifesté son intérêt pour une entrée dans le capital du groupe français, évoquant une participation d'environ 10%. Ce que Jean-Paul Béchat avait qualifié de proposition "amicale".Commentant mardi après-midi devant la presse l'intérêt porté par General Electric à son groupe, Jean-Paul Béchat a affirmé que l'Etat français "est très attaché à permettre cette coopération et à étudier la proposition de General Electric, mais pas forcément dans le même calendrier que l'introduction en Bourse". Des propos qui laissent augurer d'une entrée de GE dans un deuxième temps seulement.L'Etat français possède actuellement 97,2% du motoriste, le solde étant détenu à 1,7% par le groupe américain United Technologies Corporation et à 1,1% en autocontrôle et divers.latribune.frHausse du bénéfice de 70% en 2003Rien ne vaut de bons résultats lorsque l'on ambitionne de faire appel à des investisseurs. L'an passé Snecma a vu sa marge d'exploitation progresser de 0,2 point, à 7,4%. Pendant que le chiffrre d'affaires baissait de 1% à 6,43 milliards d'euros (en raison des effets de change), le résultat d'exploitation s'est apprécié de 2% à 476 millions d'euros. Le bénéfice net (affecté en 2002 par les faillites de US Airways et United Airlines) a rebondi de 70%, à 182 millions d'euros. Bénéficiant de ce redressement, l'endettement a été ramené de 51 à 20% des fonds propres. Pour 2004, hors execptionnels, Snecma prévoit "la stabilité de son chiffre d'affaires, le maintien de la marge opérationnelle et une nouvelle progression du résultat net part du groupe".

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