Eiffage livre de solides résultats

"Très bons", "au-dessus de nos attentes"... Les résultats 2003 d'Eiffage suscitent des commentaires plus que positifs au lendemain de leur publication. Pourtant, au vu du chiffre d'affaires quasiment stable annoncé il y a deux semaines, rien ne laissait envisager des résultats exceptionnels. Tel était du moins le point de vue des analystes, qui affichaient des pronostics assez prudents ne faisant état que d'une faible progression de la rentabilité.Mais jeudi soir, le groupe de BTP a agréablement surpris la communauté financière en publiant un résultat net en hausse de 11%, à 140 millions d'euros, et surtout un résultat d'exploitation de 266 millions d'euros en hausse de 13,2%. Du coup, la marge a fait un bond en avant de 0,4 point, à 3,8%. Aurel-Leven ne visait par exemple pas plus de 3,5%.Le principal ciment de la réussite du groupe a été le pôle construction. En dépit d'un chiffre d'affaires en repli de 4,2%, son résultat d'exploitation a légèrement progressé (à 124 millions d'euros), tiré par la promotion immobilière. Bien que plus marginales, les autres divisions ont également accru leur rentabilité, à l'image d'un pôle route dont la marge est passé de 2,1 à 2,7%. Bon point également pour la construction métallique qui, d'après Aurel-Leven, "enregistre une meilleure performance qu'attendu" avec une marge de 5,7% contre 3,4% un an plus tôt.Parallèlement - une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule - "le groupe aborde l'année [2004] dans une situation particulièrement favorable", affirme Eiffage. Précisant que son carnet de commandes s'élève à 6,25 milliards d'euros, il insiste notamment sur le contrat obtenu récemment pour la ligne ferroviaire Perpignan-Figueras et sur la mise en service du viaduc de Millau avant la fin de l'année, "en avance sur le délai contractuel."Au global, le chiffre d'affaires devrait donc progresser de 4,9%, à 7,3 milliards d'euros, hors nouvelles opérations de croissance externe. Quant à la rentabilité, les spécialistes ne se font guère de souci. Eiffage "devrait parvenir à améliorer sa marge à 3,9%", estime Aurel-Leven.Bref, les analystes ne tarissent pas d'éloges et certains ont même été jusqu'à relever leur objectif de cours sur le groupe. Pour Aurel-Leven, la valorisation du groupe reste toujours faible avec un PER de 7,8 contre 11,4 pour le secteur. Le message a été entendu par les investisseurs. Vendredi, le titre comble une partie de son retard et s'envole de 13,76% en fin de séance à 114,90 euros.

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