T-Online déçoit malgré un bénéfice net trimestriel

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T-Online confirme son redressement. La filiale de Deutsche Telekom a déjoué tous les pronostics en affichant sur son quatrième trimestre 2003 un bénéfice net de 5,4 millions d'euros. Selon Bloomberg, les analystes attendaient en moyenne une perte nette de 15,3 millions d'euros. Certes, ce bénéfice surprise s'explique grâce à un crédit d'impôt obtenu sur Club-Internet, la filiale française de T-Online. Le résultat net imposable est ainsi négatif de 4,3 millions d'euros. Mais l'amélioration par rapport à la même période de 2002 est patente: T-Online avait alors subi une perte de 45,5 millions d'euros. Sur l'ensemble de l'année 2003, T-Online reste dans le rouge mais là encore la situation est nettement meilleure. La perte nette en 2003 n'est ainsi que de 37,7 millions d'euros contre 489,7 millions d'euros en 2002.En fait, tous les signaux s'améliorent clairement pour le fournisseur d'accès allemand. Entre septembre et décembre derniers, le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a progressé de 57% à 83,2 millions d'euros. Il est vrai que le groupe a bénéficié d'une forte hausse de son chiffre d'affaires (+16%) en 2003. Et comme dans le même temps, les coûts ont été maîtrisés, la rentabilité opérationnelle s'est nettement améliorée. Pour preuve, la marge brute s'est améliorée de 10,6 points à 63,6%. Pourtant, selon l'AFP, les analystes attendaient beaucoup mieux: 94 millions d'euros pour l'Ebitda trimestriel.2003 est marquée malgré tout par un certain renouveau. Un renouveau en grande partie dû au développement de l'ADSL, l'Internet à haut débit. Alors que le nombre total de clients de T-Online progresse de 7,3% sur un an en 2003 à 13,1 millions, le taux de croissance des clients haut-débit atteint 27% à 3,6 millions. Mais le groupe allemand n'entend pas en rester là. Il prévient que son développement futur sera axé sur des produits professionnels alliant contenus et services. En attendant, T-Online a déjà réalisé l'acquisition du portail Scout24, portail de services allemand proposant par exemple la vente d'automobiles ou des petites annonces d'emplois ou d'immobilier. Reste que ce redressement est loin de satisfaire les marchés, déçus par les chiffres de l'Ebitda et par le manque de perspectives chiffrées du groupe. A Francfort, en fin de séance, le titre chute de 11,54%.

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