Le marché automobile français débute mal l'année

On est encore loin du rebond attendu sur l'ensemble de l'année. En janvier, le marché automobile français a accusé une baisse spectaculaire de 11,9%. Seules 154.223 voitures particulières ont été immatriculées le mois dernier et le calendrier défavorable (en raison d'un moindre nombre de jours ouvrables) n'est pas seul en cause. A données comparables, la baisse est encore de 7,7%. La stabilisation du mois de décembre (favorisée par les offres de fin d'année de la part de concessionnaires désireux d'atteindre leurs quotas de ventes) est donc loin.Le CCFA (Comité français des constructeurs d'automobiles) ne veut pourtant pas céder au catastrophisme. Il ne voit pas de "détérioration sensible". Mais il est aussi contraint de constater qu'il fait face à un marché "sans signes de reprise' et ce, "dans un contexte économique et social attentiste".Comme le laisse deviner le chiffre global, certains constructeurs ont subi des revers impressionnants. C'est notamment le cas d'Opel, dont les ventes se sont effondrées de 51,7%. C'est aussi le cas du groupe Volkswagen (-19,4%) et de Fiat (-19,2% pour le groupe et -23,3% pour la seule marque Fiat).En comparaison, la contre-performance des Français apparaît presque honorable. Essentiellement pénalisé par Citröen (-19,7%), PSA a reculé de 13,7%, tandis que les volumes de ventes de Renault ont fléchi de 11%.Reste que plusieurs groupes sont tout de même parvenus à se jouer de ce marché déprimé. Les allemands BMW et DaimlerChrysler ont progressé de 10,8% et 6,1%. Et surtout, les groupes asiatiques déjà en vue l'an passé ont continué sur leur lancée. Hyundai a progressé de 45,7%, alors que le nouveau numéro deux mondial du secteur, Toyota, a accru ses volumes écoulés de 10,5%.Malgré ce trou d'air, on peut encore espérer un redressement du marché sur le reste de l'année, jusqu'à atteindre la croissance annuelle de 1% que prévoyait début janvier l'Observatoire de l'Automobile. Les constructeurs vont notamment miser sur la montée en puissance des modèles dévoilés l'année dernière (Fiat Panda, Golf V...) et sur les lancements programmés en courant 2004 (dont la Peugeot 407). Mais dans un contexte économique encore incertain, l'argument du prix pourrait rester décisif, contraignant les constructeurs à accorder d'importants rabais. Ce qui sauverait les volumes mais pèserait inévitablement sur les marges.

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