L'affaire Adecco fait réagir la communauté financière

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Alors que l'on redoute un nouveau scandale financier de type Ahold ou Parmalat, la communauté financière a pris les devants au lendemain de l'annonce par Adecco de problèmes de contrôle interne et de comptabilité. C'est ainsi que Standard & Poor's (S&P) a ramené de "BBB+" à BBB-" (à la limite de la catégorie spéculative) la note de la dette à long terme du groupe de travail temporaire et a décidé de placer sous surveillance l'ensemble des notations du Suisse. "La révision à la baisse reflète principalement nos inquiétudes de ne pas pouvoir mesurer l'impact des questions relatives à la comptabilité, aux contrôles et au respect de la réglementation sur la qualité du crédit d'Adecco", écrit l'agence.Prudence également chez Moody's, qui a abaissé de "Baa2" à "Baa3" la note de la même dette à long terme. L'agence n'exclut pas par ailleurs de dégrader l'ensemble des notes de la société en fonction des résultats de l'audit en cours chez Adecco. Pour l'heure, on reste toutefois encore loin de la panique générale. Comme S&P, Moody's a maintenu le groupe juste au-dessus de la catégorie spéculative, insistant sur la "force de la marque", le "réseau mondial diversifié" et la position de trésorerie "avec des besoins de refinancement à court terme qui devraient être couverts par le cash disponible".Si les observateurs vont bien évidemment attendre avec impatience les résultats de l'audit commandé par Adecco (les conclusions doivent être rendues avant la fin avril), ils auront aussi dans les prochaines semaines les yeux tournés vers les Etats-Unis, d'où proviendraient les principaux problèmes. Certainement soucieuse de réagir rapidement après les divers scandales qui ont éclaboussé Wall Street ces derniers mois, la Securities and Exchange Commission (SEC) aurait décidé d'enquêter sur les comptes d'Adecco. C'est en tout cas ce qu'affirme ce mardi le Wall Street Journal, ajoutant qu'un procureur de New York aurait lui aussi ouvert une enquête.Lundi, le groupe suisse avait indiqué avoir détecté des "faiblesses dans ses contrôles internes" dans sa division d'interim Adecco Staffing aux Etats-Unis ainsi que des problèmes relatifs "à la comptabilité, aux contrôles et au respect de la réglementation dans les activités du groupe dans certains pays". Ce contretemps, qui a entraîné le report sine die de la publication des résultats 2003 (voir ci-contre), a fait plonger l'action Adecco de plus de 35% à la clôture. Ce mardi, elle stoppe sa chute, reprenant même 9,06%, à 57,80 francs suisses.

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