SFR lancera progressivement l'UMTS en 2004

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Nouvelle profession de foi de SFR dans l'UMTS. L'opérateur français a défini mardi matin devant un parterre de journalistes son calendrier de lancement de services de téléphonie mobile de troisième génération pour l'année 2004. Premier enseignement: trois ans après l'octroi des licences, et après de multiples reports, la 3G - terme préféré par l'opérateur à UMTS, synonyme de technologie - pénétrera progressivement dans les foyers. C'est d'abord la clientèle des entreprises qui est visée. Une carte permettant de se connecter sur PC sera proposée en mai à quelques milliers de clients SFR sélectionnés dans trois villes, Lyon, Paris et Lille. En juin, tous les professionnels provenant des trois villes pilotes ainsi que de Nantes et Toulouse y auront accès. Quant au grand public, une sélection de clients aura accès en avant première à Vodafone Live! dans cinq villes, tandis que l'offre commerciale sera généralisée en novembre dans dix grandes villes représentant 30% de la population. SFR, qui compte avoir 10.000 clients en septembre, n'a pas donné de plus amples détails en termes de couverture du réseau ni de clientèle, ces informations étant des "données concurrentielles".Toutefois, l'opérateur n'hésitera pas à reporter ce calendrier s'il n'était pas en mesure de répondre à certains critères. Premier d'entre eux, assurer la continuité de services, c'est-à-dire assurer à l'utilisateur une transparence lors de son passage entre les réseaux GPRS et UMTS. "C'est ce qui faisait défaut à Hutchison en Italie et à DoCoMo, pour la première version de FOMA [le service 3G descendant de l'IMode] au Japon", admet Jean-Marc Tasseto, directeur général de la direction des services et produits de SFR. SFR s'est aussi promis de fournir une "large gamme de terminaux bi-mode (compatible UMTS et GPRS)". C'est bien là que l'inconnue demeure. Pour l'instant, le directeur général Pierre Bardon ne donne aucun détail. "Le seul terminal lancé par Nokia n'est pas encore au point", se contente-t-il d'expliquer, en assurant qu'il travaille avec plusieurs équipementiers. Quid du nombre de combinés disponibles cet automne? Quels seront les prix proposés? SFR se dit encore incapable de répondre à ces questions, admettant seulement "que leur prix sera supérieur à ceux de la 2G".Mais peu importe, car l'UMTS n'est plus une question de choix. Son lancement doit résoudre le problème de capacité rencontré actuellement par l'opérateur dans "un certain nombre d'agglomérations. L'UMTS permet de doubler la capacité du réseau", insiste Pierre Bardon.L'UMTS est également un passage obligatoire car il va permettre de résister à la baisse du prix de la voix, résultant de la pression concurrentielle. "Nous visons un maintien de l'ARPU [revenu moyen par abonné], avec un renforcement des données, alors que la voix va baisser", précise Pierre Bardon. C'est pourquoi accélérer les débits est si important: la 3G permettra de multiplier en moyenne entre 5 et 10 fois les réseaux GPRS actuels, fournissant des débits moyens compris entre 200 et 250 kilobits par seconde. Pour l'instant, l'opérateur ne précise pas quel sera le prix de nouveaux services, tels que la vidéo-conférence ou la visiophonie, sachant juste que le modèle économique actuel, qui rétrocède 70% du chiffre d'affaires surtaxé aux éditeurs, ne devrait pas beaucoup changer.

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